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Table de mixage Yamaha MG10XU/MG16XU : test USB

Test des Yamaha MG10XU et MG16XU : entrées utilisables, auxiliaires, effets SPX et limites de l’USB stéréo, avec prix.

Selon les caractéristiques officielles Yamaha, les MG10XU et MG16XU gèrent bien plus de sources en façade qu’elles n’enregistrent dans un ordinateur. La MG10XU offre quatre tranches mono et trois stéréo, la MG16XU huit mono et quatre stéréo.

Combien d’entrées peut-on vraiment utiliser sur les Yamaha MG10XU et MG16XU ?

La MG10XU donne sept tranches de commande pour dix voies audio, avec quatre entrées micro au maximum. La MG16XU en donne douze pour seize voies audio, avec dix entrées micro au maximum. Ces chiffres viennent de l’architecture publiée par Yamaha. Ils décrivent le mixage analogique devant vous, pas le nombre de pistes séparées accessibles dans Cubase ou un autre DAW.

ÉlémentYamaha MG10XUYamaha MG16XU
Architecture analogique4 mono + 3 stéréo, 10 voies audio8 mono + 4 stéréo, 16 voies audio
Entrées micro maximales410
Compression à un boutonCanaux 1 et 2Canaux 1 à 8
Égalisation3 bandes sur les mono, 2 sur les stéréo3 bandes, avec médium balayable sur les mono
Auxiliaires1 départ FX4 départs, dont AUX4/FX
GroupesAucun4 bus GROUP
Interface USB2 canaux vers l’ordinateur, 2 en retour2 canaux vers l’ordinateur, 2 en retour
Format USB maximal annoncé24 bits / 192 kHz24 bits / 192 kHz

Ce tableau reprend les caractéristiques et les schémas fonctionnels officiels Yamaha. La différence la plus concrète se trouve dans les entrées micro. La MG16XU en ajoute six par rapport à la MG10XU, mais elle ne transforme pas ces prises en seize tranches entièrement autonomes. Les tranches 13/14 et 15/16 sont des entrées ligne stéréo. Sur la MG16XU, les deux entrées micro supplémentaires apparaissent sur les tranches hybrides 9/10 et 11/12.

Sur la petite Yamaha, compter les prises donne vite une impression trop favorable. Les quatre tranches mono sont les plus complètes. Les entrées stéréo ont une égalisation limitée au grave et à l’aigu, selon le schéma MG10XU Yamaha. La question à vous poser avant une répétition est donc simple : combien de microphones, puis combien de sources ligne réellement différentes ? Le total imprimé sur la façade vient après.

Les entrées stéréo de la MG10XU sont-elles aussi complètes que les mono ?

Non. La MG10XU est pratique pour additionner quatre microphones et plusieurs sources ligne, mais ses paires stéréo ne reprennent pas toutes les commandes des quatre tranches mono. Yamaha leur attribue deux bandes d’égalisation, grave et aigu. Les prises RCA correspondantes ne doublent pas les entrées jack. La notice indique une priorité des jacks quand les deux connectiques d’une même paire sont utilisées.

Une guitare acoustique captée par microphone, une voix et deux cuivres ne se traitent pas comme quatre lecteurs stéréo. Le gain, l’égalisation et la compression à un bouton ne sont pas distribués de façon identique sur la console. Sur la MG10XU, la compression concerne les canaux 1 et 2. Sur la MG16XU, Yamaha la place sur les canaux 1 à 8.

Pour préparer une scène, écrivez les sources et les prises sur un patch de scène avant de remplir les tranches. Vous verrez tout de suite si une source importante tombe sur une entrée stéréo moins équipée. La présentation des tables de mixage pour un groupe aide à refaire ce calcul avec un vocabulaire plus large.

Combien d’auxiliaires sont réellement indépendants des faders ?

La MG10XU n’offre qu’un départ FX, prélevé après le niveau de tranche et partagé avec le processeur d’effets interne. La MG16XU expose quatre départs, mais son maximum de mélanges pré-fader pour les entrées est de deux. Cette limite est confirmée par la fiche détaillée Thomann de la MG16XU, même si la façade affiche quatre sorties auxiliaires.

DépartPoint de prélèvement indiqué par YamahaConséquence en retour
MG10XU, FX SENDAprès le niveau de tranchePartagé avec l’effet interne
MG16XU, AUX1Pré-faderMixage de retour indépendant du fader principal
MG16XU, AUX2Pré ou post-fader, selon le réglageChoix à faire selon le besoin
MG16XU, AUX3Post-faderLes mouvements de façade suivent le retour
MG16XU, AUX4/FXPost-faderPartagé avec le départ d’effets

La MG16XU peut donc alimenter un retour pré-fader et un second départ réglé en pré-fader, si AUX2 est configuré ainsi. AUX3 reste post-fader pour les entrées. Un troisième mélange de retour reste possible, mais il suivra le niveau de la façade. Dans une petite formation, cette organisation suffit souvent. Pour quatre retours dont chacun doit rester stable pendant le mixage, elle demande une autre méthode.

Il faut aussi distinguer le retour d’effet du départ des entrées. La notice MG16XU indique que le retour FX peut rejoindre AUX1 à AUX3, les groupes et le bus stéréo. Les départs auxiliaires de cette tranche FX sont pré-fader pour le retour d’effet. Cela ne rend pas AUX3 pré-fader pour les entrées micro. La différence tient au point où le signal est prélevé.

Les 24 effets SPX sont-ils indépendants par tranche ?

Non. Les deux modèles proposent 24 programmes SPX, mais un seul programme global est sélectionné à la fois, selon la notice MG10XU Yamaha. Chaque tranche règle la quantité envoyée vers cet effet. Le retour FX dose ensuite la quantité de signal traité réintroduite dans le mixage. Une voix peut recevoir plus de réverbération qu’une autre, mais chaque musicien ne choisit pas son propre programme.

Cette architecture fonctionne bien pour une couleur commune. Elle devient moins adaptée si vous voulez une courte ambiance sur une voix, un traitement différent sur un instrument et une troisième texture sur le clavier. Il faudra choisir le programme qui sert le mieux l’ensemble, puis doser les envois. C’est une limite de routage, pas un défaut à corriger par un réglage caché.

Un avis Audiofanzine signé wesmontgo le 20 février 2022 affirme que l’effet interne de la MG16XU ne peut pas rejoindre les auxiliaires et les groupes. La notice Yamaha, pages 22 et 23, indique le contraire pour le retour FX. Les avis restent utiles pour décrire une expérience, mais un schéma de routage doit trancher une question de câblage.

Que reçoit réellement l’ordinateur par l’USB des MG10XU et MG16XU ?

L’ordinateur reçoit deux canaux numériques correspondant au mixage stéréo. Il ne reçoit pas les tranches séparément. Yamaha annonce jusqu’à 24 bits et 192 kHz pour l’interface des deux consoles, mais cette résolution ne transforme pas l’USB 2×2 en interface multipiste. Pour enregistrer chaque microphone dans le DAW, il faut un modèle dont les caractéristiques annoncent explicitement plusieurs canaux séparés.

Le retour de l’ordinateur arrive sur la tranche 9/10 de la MG10XU et sur la tranche 15/16 de la MG16XU, avec une sélection LINE/USB indiquée par les notices. Cette tranche sert donc aussi au retour informatique. Elle ne constitue pas une paire d’entrées analogiques supplémentaire. Sur la MG10XU, la prise en main de Kettner Creative montre aussi le rôle du bouton TO MON/TO ST pour envoyer le retour USB vers l’écoute locale ou vers le mixage stéréo.

Le niveau USB suit une autre logique que le master de façade. Les schémas Yamaha indiquent que l’envoi USB est prélevé avant le réglage général STEREO. Si l’enregistrement est trop fort, baisser seulement le master ne suffit donc pas. Il faut reprendre les niveaux en amont. C’est un détail facile à manquer quand on vérifie uniquement ce qui sort des enceintes.

  1. Décidez si le retour de l’ordinateur doit aller vers l’écoute locale ou rejoindre le mixage stéréo.
  2. Contrôlez le niveau des tranches et des bus qui alimentent l’envoi USB, puisque le master STEREO n’est pas le seul réglage concerné.
  3. Gardez en tête que le fichier obtenu reste une paire stéréo, même si dix microphones sont ouverts sur la MG16XU.

La prise en main de Kettner Creative illustre également un usage de diffusion avec OBS et un montage « mix-minus » pour un entretien téléphonique. Dans cette configuration, le départ FX sert à construire un retour séparé. L’exemple montre la souplesse d’un départ disponible. Il ne change pas le nombre de canaux enregistrés par USB.

La MG16XU peut-elle enregistrer huit microphones séparément ?

Non, pas par son interface USB intégrée. Le 22 juin 2016, Maximusmusic explique sur HomeRecording.com avoir acheté une MG16XU pour enregistrer une batterie avec huit microphones. Après l’installation du pilote, Cubase n’affichait que deux entrées. La discussion identifie la limite de l’interface USB, exactement celle que les caractéristiques Yamaha laissent prévoir.

Ce cas répond à une confusion fréquente. « Seize canaux » décrit les voies disponibles pour le mixage analogique. « Deux canaux USB » décrit ce que le logiciel reçoit. Le logiciel fourni avec une console ne peut pas ajouter les convertisseurs et les sorties absents du matériel. La MG16XU peut convenir pour faire une balance stéréo d’un groupe. Elle ne convient pas à un enregistrement multipiste USB de batterie.

Si votre objectif est de capter une répétition en stéréo, une console peut rester plus confortable qu’une petite interface. Si vous voulez retoucher la caisse claire, les toms et les overheads séparément, vérifiez d’abord le nombre de canaux USB indépendants. Le guide carte son externe rappelle cette différence entre une surface de mixage et une interface conçue pour le multipiste.

Quel prix faut-il comparer pour les deux modèles ?

Les prix ci-dessous sont des montants neufs TTC affichés le 18 septembre 2026, hors assurance facultative et offres B-stock. La disponibilité est celle indiquée par chaque revendeur au même moment.

ModèleRevendeurPrix affichéDisponibilité annoncée
MG10XUThomann France259 €Disponible immédiatement
MG10XUBax Music France249 €Livraison dans environ trois semaines
MG16XUThomann France525 €Disponible immédiatement
MG16XUBax Music France544 €Livraison sous environ treize jours ouvrés

La MG16XU coûte davantage, mais l’écart paie surtout six entrées micro supplémentaires, quatre bus GROUP et une organisation auxiliaire plus souple. L’USB reste limité à deux canaux sur les deux modèles.

Que disent les utilisateurs des MG10XU et MG16XU ?

Mitri, sur la fiche Thomann de la MG10XU, écrit le 13 décembre 2016 qu’il l’utilise pour des manifestations locales et de la musique assistée par ordinateur. Son observation porte sur l’écart entre les quatre tranches complètes et les entrées stéréo moins équipées.

Pour la MG16XU, GET-EIGHTEEN indique sur Audiofanzine, le 26 juin 2018, trois ans d’usage annoncé en répétition et en concert. Il apprécie le format et la construction, mais regrette l’absence d’exportation piste par piste. JxB, dans un avis du 14 janvier 2019, rapporte au contraire une expérience défavorable en concert et pour le discours, notamment sur l’ergonomie et les traitements.

Elles décrivent des installations et des attentes différentes. Elles ne donnent ni taux de panne, ni mesure de bruit, ni comparaison sonore contrôlée. Pour choisir, le patch et le nombre de retours apportent ici des réponses plus solides qu’un classement général.

Qui devrait choisir la MG10XU ou la MG16XU ?

La MG10XU est cohérente pour une petite installation avec quatre microphones au maximum, des sources ligne et un mixage visible immédiatement. Son départ FX unique peut servir un effet ou un retour post-fader. Elle devient moins confortable dès que chaque entrée doit recevoir le même niveau de traitement ou qu’un groupe demande plusieurs retours séparés.

La MG16XU prend l’avantage quand dix entrées micro, quatre bus GROUP et des tranches plus nombreuses répondent au patch. Elle laisse aussi davantage de place aux retours, avec un maximum de deux départs pré-fader pour les entrées. Elle reste le mauvais outil si votre critère principal est l’enregistrement multipiste dans un DAW.

Pour un premier calcul, le guide de la table de mixage pour débutant aide à distinguer voie, prise, bus, auxiliaire et retour. Pour une fiche technique de concert, le nombre de microphones ne suffit pas. Notez aussi les retours mono ou stéréo, le besoin d’un effet commun et le support d’enregistrement.

Questions fréquentes sur les Yamaha MG10XU et MG16XU

Peut-on enregistrer chaque voie séparément avec l’USB ?

Non. Les deux consoles transmettent deux canaux correspondant au mixage stéréo. La résolution maximale annoncée de 24 bits / 192 kHz ne change pas cette architecture 2×2. Le cas de Maximusmusic sur HomeRecording.com montre la conséquence dans Cubase avec huit microphones branchés à une MG16XU.

La MG16XU fournit-elle quatre retours pré-fader ?

Non. Yamaha répartit AUX1 en pré-fader, AUX2 en pré ou post-fader, AUX3 en post-fader et AUX4/FX en post-fader partagé avec l’effet. Thomann indique un maximum de deux départs pré-fader. Le retour FX possède son propre routage vers AUX1 à AUX3, ce qui ne change pas le statut d’AUX3 pour les entrées.

Les 24 programmes SPX fonctionnent-ils en même temps ?

Non. Un programme global est sélectionné. Les tranches dosent l’envoi et le retour FX règle la quantité traitée dans le mixage. La MG10XU et la MG16XU permettent donc des dosages différents par voie, mais pas un effet différent par musicien.

Le retour USB ajoute-t-il une paire d’entrées indépendante ?

Non. Il utilise la tranche 9/10 de la MG10XU et la tranche 15/16 de la MG16XU, avec une sélection LINE/USB. Il faut donc compter cette tranche dans l’architecture annoncée. Le retour informatique arrive dans le mixage selon le routage choisi, mais il n’ajoute pas deux tranches neuves.

Les prises RCA doublent-elles les entrées jack ?

Non. La notice MG10XU indique la priorité des jacks quand les deux connectiques correspondantes sont branchées. Les RCA et les jacks appartiennent à la même paire de tranche. Ils offrent deux façons de connecter la source, pas deux voies supplémentaires.

Quel verdict retenir sur les Yamaha MG10XU et MG16XU ?

La MG10XU est une petite console de mixage analogique avec quatre tranches mono, un départ FX post-fader et une interface USB stéréo. La MG16XU ajoute six entrées micro, quatre groupes et une organisation auxiliaire plus large, avec deux départs pré-fader au maximum pour les entrées. Les deux enregistrent seulement le mixage stéréo par USB.

Choisissez selon le patch, pas selon le nombre imprimé sur la boîte. Pour une balance stéréo, une diffusion ou une répétition où les réglages restent devant vous, ces limites sont lisibles et acceptables. Pour un multipiste, quatre retours indépendants ou 24 effets simultanés, elles ferment la porte dès le départ.