Soundraw sert surtout à fabriquer vite un accompagnement instrumental pour une vidéo, un podcast ou un jeu. Il conviendra au créateur qui veut choisir une ambiance puis ajuster le morceau. Il décevra le compositeur qui attend une chanson chantée, une consigne textuelle très libre ou un contrôle note par note. Verdict : utile, mais cadré.
La rédaction de grolektif.com, magazine musical indépendant, juge ici l’outil à partir de ses conditions publiées et des tests de médias identifiés.
Soundraw répond-il à votre besoin ?
Oui, si vous cherchez une bande-son instrumentale modulable avec des droits d’usage commercial. Soundraw est moins adapté à l’écriture d’une chanson complète, au chant français ou au travail MIDI. Le point décisif est la licence : le plan Creator couvre les contenus, tandis que la distribution musicale demande un plan Artist et une modification créative.
| Point | Ce que précisent les sources consultées |
|---|---|
| Usage principal | Accompagnements instrumentaux personnalisés pour vidéos, podcasts, publicités et jeux, selon la FAQ d’usage commercial et les tests de Techno Mag et Cybernews. |
| Formule gratuite | Génération, personnalisation et favoris possibles. Le téléchargement et la licence d’utilisation demandent un abonnement payant, selon la FAQ gratuite consultée le 17 septembre 2026. |
| Prix de la page principale | Creator : A$9.16 par mois. Artist Starter : A$16.58 par mois. Artist Pro : A$19.92 par mois. Artist Unlimited : A$27.42 par mois. Enterprise : sur devis. La page Tarifs consultée le 17 septembre 2026 affiche Annual et Monthly, mais le mode actif n’est pas identifiable. |
| Autre grille officielle | La page Artist Plan affiche Artist Starter à $39.99 par mois ou $29.99 sous Yearly, Artist Pro à $59.99 ou $35.99, et Artist Unlimited à $99.99 ou $49.99. Le code monétaire du symbole « $ » et la date d’application de cette grille ne sont pas précisés par l’éditeur. |
| Téléchargements mensuels affichés | Creator : illimités. Artist Starter : 10 morceaux. Artist Pro : 20 morceaux. Artist Unlimited : illimités. Enterprise : illimités. Ces valeurs figurent sur la page principale consultée le 17 septembre 2026. |
| Droits commerciaux par plan | Free : pas de licence de téléchargement et de publication. Creator : vidéos YouTube, podcasts, publicités et jeux, mais pas de distribution de chansons sur les plateformes musicales. Artist : distribution sur Spotify et services comparables après modification créative. Vente de beats sur des plateformes de stock audio interdite. Sources : FAQ Free, FAQ Creator et page License. Pour Enterprise, les droits propres au contrat ne sont pas précisés par l’éditeur. |
| Formats d’export | Creator et Artist Starter affichent le MP3. Artist Pro, Artist Unlimited et Enterprise affichent MP3, WAV et stems. Le MIDI n’est pas proposé. La FAQ stems exclut Creator et Artist Starter mensuel, tandis que l’accès d’Artist Starter annuel reste contradictoire entre les pages consultées. |
| Langues et voix | Le générateur principal est décrit comme instrumental. Paroles chantées, synthèse vocale, chant français, personas vocaux, clonage vocal et covers : non précisé par l’éditeur. L’interface française n’est pas documentée dans les sources consultées. |
| Ce qui manque pour décider | Fréquence d’échantillonnage, résolution en bits, débit MP3, watermark, marquage cryptographique, taux de détection, conservation exacte des prompts, valeur des crédits Grid et contenu complet de l’annexe Schedule : non précisé par l’éditeur ou les sources consultées. |
La première lecture donne une impression de simplicité. La seconde fait apparaître le vrai sujet de cette review : le service sépare l’exploration musicale, le téléchargement, la distribution et les usages spéciaux. Ces quatre actions ne relèvent pas toujours du même plan. Avant d’utiliser un morceau dans un projet rémunéré, il faut donc conserver la page de licence qui correspond au compte utilisé.
Soundraw est-il gratuit et combien coûtent les plans ?
Soundraw est accessible gratuitement pour générer, personnaliser et sauvegarder des favoris. La formule gratuite ne permet pas de télécharger un morceau avec la licence d’utilisation. Pour le générateur principal, la page Tarifs affiche Creator à A$9.16 par mois, puis trois plans Artist de A$16.58 à A$27.42, mais le mode annuel ou mensuel actif reste illisible.
Elle affiche deux boutons, « Annual » et « Monthly », sans permettre d’identifier celui qui commande les chiffres visibles.
La grille principale indique Creator à A$9.16 par mois, Artist Starter à A$16.58, Artist Pro à A$19.92 et Artist Unlimited à A$27.42. Enterprise est sur devis. La page associe à ces comptes respectivement des téléchargements illimités, 10 morceaux, 20 morceaux et des téléchargements illimités. Le nombre de générations n’est pas donné.
Le problème de lisibilité ne s’arrête pas au symbole A$. La page officielle Artist Plan, consultée le 17 septembre 2026, affiche une autre grille : $39.99, $59.99 et $99.99 par mois pour les trois plans Artist, puis $29.99, $35.99 et $49.99 sous la mention Yearly. Le symbole n’indique pas une devise précise. Ces chiffres sont un autre affichage officiel, pas la preuve du montant qui serait prélevé sur votre compte français.
La FAQ sur l’annulation ajoute une contrainte qui change le calcul. Une formule annuelle facturée par mensualités engage sur douze mois. Une sortie anticipée implique le paiement du solde restant. Payer chaque mois ne signifie donc pas pouvoir arrêter chaque mois sans frais, selon la FAQ de résiliation.
Deux produits distincts compliquent encore la recherche de prix. SOUNDRAW Grid, application de boucles pour iPhone et Mac, affiche Free, Pro et Unlimited. L’App Store américain indique 14,99 USD par mois pour Pro et 39,99 USD pour Unlimited. Le site Grid affiche 149,99 USD par an et 249,99 USD par an, avec des promotions de première année à 99,99 USD et 199,99 USD. Free comprend 8 crédits de téléchargement par mois et 3 projets, Pro 100 crédits et 100 projets, Unlimited des téléchargements et projets illimités. La correspondance entre un crédit, une boucle et un morceau n’est pas précisée par l’éditeur. Grid ne doit pas être confondu avec le générateur principal.
L’API est également séparée. La page officielle indique Starter à $29.99 par mois pour 100 morceaux, destiné aux nouveaux inscrits, développeurs indépendants ou entreprises de trois salariés maximum. Pro coûte $300 par mois pour 1 000 morceaux, avec un engagement minimal de six mois. Les prix annuels publics ne sont pas précisés par l’éditeur. La décision est simple : vérifiez l’écran correspondant au produit choisi, pas un ancien tableau trouvé dans la recherche.
Comment fonctionne Soundraw pour créer une musique ?
Le générateur principal part de catégories musicales, pas d’un prompt textuel libre. L’article technique de SOUNDRAW décrit une sélection par genre, ambiance et instruments, puis des réglages de tempo, tonalité, instrumentation et arrangement. Le Pro Mode descend plus loin dans les parties instrumentales et le mixage. La durée native maximale documentée est de cinq minutes.
- Choisissez une direction à partir du genre, de l’ambiance et des instruments proposés.
- Ajustez le tempo, la tonalité, l’instrumentation et l’arrangement de la proposition.
- Passez en Pro Mode si vous devez intervenir plus précisément sur les parties et le mixage.
- Exportez un fichier ou reprenez le morceau dans un logiciel externe si vous devez dépasser cinq minutes.
Cette séquence a une conséquence pratique. Vous sélectionnez une famille d’idées, puis vous triez et retouchez. Vous ne décrivez pas librement une forme comme « un thème de baryton en 7/8 qui ouvre sur une coda suspendue ». L’article officiel du 19 février 2025 présente justement cette différence avec une génération commandée par un texte libre.
La limite des cinq minutes mérite une phrase nette. La FAQ conseille de supprimer la sortie et certains remplissages, puis de boucler le fichier dans un éditeur externe pour dépasser cette durée. Soundraw ne documente donc pas une extension générative native au-delà de cinq minutes. Pour une boucle courte sous une narration, cela suffit. Pour une pièce qui doit développer une forme longue, le travail quitte rapidement le navigateur.
Le service a tout de même élargi ses choix. SOUNDRAW a annoncé Dynamic Tracks le 15 juillet 2024, l’affichage des tonalités et accords le 30 juillet 2024, puis SOUNDRAW V2 dans un journal situé en janvier 2025 et un article de présentation publié le 10 mars 2025. Le journal indique aussi l’arrivée du Jazz en janvier 2026, du Boom Bap en février, du West Coast en juin et de la Tech House en juillet. Ces dates ne permettent pas d’établir un jour unique de mise à disposition de V2. L’historique exhaustif des modèles, leur architecture et leur nombre de paramètres ne sont pas précisés par l’éditeur.
SOUNDRAW Grid suit une autre logique. L’application documente des descriptions textuelles pour trouver des sons, l’assemblage de boucles et l’enregistrement de voix. La fiche App Store mentionne les réglages linguistiques anglais et japonais dans la version 1.1.1. Enregistrer une voix ne signifie pas la cloner ni la synthétiser. Ces fonctions ne doivent pas être attribuées au générateur principal.
Que valent les voix en français et les exports ?
Pour le générateur principal, la réponse est courte : il produit de l’instrumental. La FAQ ne décrit ni paroles chantées ni synthèse vocale. La génération chantée en français, les personas, le clonage, les covers et le remaster automatique sont non précisés par l’éditeur. Une voix doit être ajoutée dans un logiciel externe, avec vos propres vérifications de droits.
Si votre besoin est un lit musical sous une voix off, un morceau sans parole peut être une base pratique.
Les exports dépendent du plan. La page principale affiche MP3 pour Creator et Artist Starter, puis MP3, WAV et stems pour Artist Pro, Artist Unlimited et Enterprise. La FAQ des formats confirme MP3, WAV et stems en WAV et précise que le MIDI n’est pas disponible. La FAQ stems exclut les plans Creator et Artist Starter mensuel. L’accès éventuel d’Artist Starter annuel aux stems reste contradictoire entre les pages officielles.
Le manque le plus gênant pour un producteur est le MIDI. Un fichier MIDI permettrait de reprendre une ligne, de changer une banque ou de réécrire une partie sans dépendre du rendu audio. Soundraw documente des stems WAV sur certains plans, ce qui permet un travail de mixage plus souple, mais ce n’est pas une partition. La fréquence d’échantillonnage, la résolution en bits et le débit MP3 garantis ne sont pas précisés par l’éditeur.
Soundraw du côté de la postproduction légère et du contenu. Le créateur vidéo peut régler la durée et la place de la musique. Le producteur qui veut récupérer une basse en MIDI, déplacer chaque note ou construire une forme sur mesure doit prévoir une étape supplémentaire. Pour les voix, notre test de Suno répond à une autre intention de recherche, sans remplacer la lecture de la licence propre à chaque service.
À qui appartiennent les morceaux Soundraw ?
Soundraw conserve les droits voisins sur les sources sonores générées, selon sa FAQ. Vous possédez les éléments créatifs que vous ajoutez, comme une voix, des instruments ou des modifications de composition. La génération automatique ne fait pas forcément naître un droit d’auteur comparable à une création humaine. L’abonnement fournit donc une licence d’usage, pas une cession générale du catalogue.
Les Terms du 12 juin 2025 précisent que la licence accordée selon le plan est non exclusive, non transférable et non sous-licenciable. Cette formulation compte davantage que le mot « commercial » placé dans une page de présentation. Plusieurs utilisateurs peuvent recevoir des droits sur des matériaux qui ne deviennent pas une œuvre exclusive à leur nom.
La distinction entre vos ajouts et la source sonore doit rester visible dans votre méthode de travail. Une voix enregistrée par vous, une partie d’instrument jouée par vous ou un remix peuvent constituer votre contribution créative. Ils ne transforment pas automatiquement toute la base générée en propriété exclusive. La FAQ reconnaît aussi que la protection par le droit d’auteur dépend de l’intervention humaine.
Il faut lire les Terms avec la page License et les FAQ. Les Terms incorporent une annexe « Schedule » dont le contenu complet n’a pas été relu dans les sources accessibles. Les règles rapportées ici viennent des articles accessibles des Terms, de License et des FAQ. Pour une production destinée à un catalogue important, je garderais une copie datée de ces pages avec le fichier téléchargé.
Enfin, SOUNDRAW interdit les atteintes aux droits intellectuels, à l’image, à la personnalité et à la vie privée, ainsi que les usages diffamatoires ou frauduleux. Le scraping non autorisé et l’entraînement d’un modèle concurrent avec les sorties SOUNDRAW sont également interdits par les Terms. Une clause détaillée sur le clonage de la voix d’artistes réels n’est pas précisée par l’éditeur.
Peut-on vendre ou diffuser ce qu’on génère ?
Oui pour certains usages, sous conditions. Creator autorise la musique dans des vidéos YouTube, des podcasts, des publicités et des jeux, mais la FAQ exclut la distribution de chansons sur les plateformes musicales. Artist autorise Spotify et les services comparables après modification créative. Le morceau brut, et la vente de beats sur des plateformes de stock audio, restent interdits.
La modification demandée par Artist doit produire un résultat clairement différent du morceau téléchargé. La page License cite comme exemples l’ajout d’une voix, d’instruments joués ou un remix. Cette règle ne revient pas à poser une simple voix de deux secondes sur un fichier sans changer sa fonction. Le seuil précis de transformation n’est pas chiffré par l’éditeur.
- Choisissez le plan qui correspond au lieu de diffusion, pas seulement au nombre de téléchargements.
- Ajoutez une contribution créative lorsque vous visez une distribution sur Spotify ou un service comparable.
- Conservez le fichier, la preuve de l’abonnement et la version de la licence consultée au moment du téléchargement.
- Relisez les règles du distributeur et de la plateforme avant l’envoi.
Sur les royalties, SOUNDRAW déclare ne prélever aucune part des royalties d’enregistrement ou de composition des morceaux admissibles. La FAQ demande une intervention créative préalable et recommande de passer par un distributeur. Votre inscription doit donc rester compatible avec les règles de l’intermédiaire choisi.
Content ID est un point à ne pas laisser dans les petites lignes. L’article 10 des Terms du 12 juin 2025 interdit l’inscription dans YouTube Content ID et dans les dispositifs équivalents cités pour Instagram ou TikTok. Cette interdiction coexiste avec la possibilité de monétiser une vidéo qui contient une musique autorisée. On peut monétiser le contenu sans revendiquer le morceau comme une empreinte exclusive.
Le crédit est moins clair. La FAQ indique qu’il est facultatif et propose « Produced by SOUNDRAW ». La page commerciale Artist indique encore une obligation de crédit sur certains supports. Les deux pages officielles se contredisent. Pour un projet public, je conserverais le crédit quand le support le permet, mais je ne présenterais pas la règle comme uniforme.
Après résiliation, les morceaux téléchargés pendant l’abonnement restent utilisables et monétisables, selon la FAQ. Le téléchargement de nouveaux morceaux cesse à la fin de la période applicable. Il existe une exception importante : les contenus de méditation, lo-fi et relaxation qui utilisent les morceaux sans modification demandent un plan Artist et ne peuvent rester publiés que pendant un abonnement actif. Certains contenus audiovisuels non détenus par l’utilisateur et certains besoins de synchronisation demandent aussi de contacter SOUNDRAW, selon la page License.
Que disent les procès des majors sur Soundraw ?
Aucune procédure de la RIAA, d’UMG, de Sony ou de Warner visant SOUNDRAW n’apparaît. Pitchfork indiquait le 29 avril 2026 que SOUNDRAW n’avait pas été poursuivi. Cette observation date son panorama, mais ne constitue pas une attestation universelle d’absence de procédure ultérieure.
Le litige le plus souvent rapproché de ce sujet concerne Suno. La RIAA a déposé le 24 juin 2024 une plainte au Massachusetts, sous le numéro 1:24-cv-11611, contre Suno. Le document nomme Suno, pas SOUNDRAW. Il serait donc trompeur d’utiliser cette affaire pour conclure que l’éditeur japonais a été condamné ou mis en cause dans la même procédure.
Udio a connu une nouvelle plainte de Sony le 20 juillet 2026 devant le Southern District of New York, au sujet de 30 117 enregistrements. Music Business Worldwide précise qu’elle suit le refus, le 29 juin, d’ajouter ces enregistrements à la première procédure. Là encore, Udio n’est pas SOUNDRAW.
Les accords du secteur ne changent pas ce constat. Music Business Worldwide rapporte un règlement entre UMG et Udio le 29 octobre 2025, un règlement entre Warner et Udio le 19 novembre 2025, puis Warner et Suno le 25 novembre 2025. Ces annonces parlent de licences et de nouveaux modèles pour 2026. Elles ne prouvent pas que chaque produit annoncé était déployé au 17 septembre 2026.
En Allemagne, le tribunal régional de Munich I a accueilli pour l’essentiel, le 31 juillet 2026, les demandes de GEMA contre Suno en interdiction, information et dommages-intérêts. Le jugement n’était pas définitif selon le communiqué de la juridiction. SOUNDRAW n’était pas partie à cette décision.
SOUNDRAW affirme entraîner son système avec du matériel créé par son équipe musicale interne plutôt qu’avec des catalogues collectés sur Internet. C’est une déclaration de l’éditeur, pas un audit indépendant publié.
Le cadre des plateformes évolue lui aussi. Deezer a annoncé le 21 juillet 2026 l’identification et le signalement des titres générés par IA, leur exclusion des recommandations et la suppression annoncée des titres IA frauduleux ou sans écoute depuis au moins six mois. The Verge a rapporté le 11 août 2026 une signalisation Spotify des personas artificiels avec les mentions « AI » ou « Likely AI », et un déploiement annoncé pour la mi-septembre. Deezer et Spotify ne mentionnent pas d’exemption propre à SOUNDRAW.
Soundraw produit-il des morceaux assez personnels ?
La documentation décrit un outil rapide et réglable, pas un compositeur qui suit une intention détaillée. Techno Mag le juge simple et accessible pour des accompagnements. Cybernews le trouve adapté au fond musical mais moins convaincant pour une composition très personnelle. Pitchfork le place du côté de l’habillage musical.
Les critiques d’utilisateurs convergent sur deux points : répétition des idées et variété limitée. Dans r/composer, un fil ouvert le 18 août 2022 décrit des morceaux qui développent peu leurs idées, tout en leur reconnaissant une utilité comme accompagnement ou source d’inspiration. Dans r/musicproduction, le 22 mai 2023, des utilisateurs se plaignent de résultats similaires et de l’impossibilité de formuler une instruction musicale libre détaillée.
Un fil r/SOUNDRAW du 8 août 2024 critique le recyclage perçu de mélodies et de segments. Son intitulé affirme que le contenu ne serait pas unique. Les discussions précèdent V2 et Grid. Elles attestent une critique présente dans plusieurs échanges, mais ne mesurent ni sa fréquence dans la clientèle ni sa persistance sur les versions de septembre 2026.
Soundraw semble mieux placé quand la musique doit remplir une fonction, une durée et une ambiance précises. Il est moins convaincant quand le morceau doit porter une signature d’auteur reconnaissable ou soutenir une narration musicale qui se transforme beaucoup. Le fait que l’outil affiche tonalités, accords et réglages d’arrangement aide à reprendre une proposition. Il ne remplace pas une écriture libre.
Les générations proches sont aussi un risque éditorial. Une chaîne qui publie beaucoup de vidéos peut accepter une famille sonore répétée. Un artiste qui veut déposer un titre reconnaissable doit demander davantage à sa matière de départ.
Comment Soundraw se compare-t-il à Mubert, Beatoven.ai et Soundful ?
Soundraw garde l’avantage si vous préférez régler une proposition par catégories et disposer d’une licence Artist qui autorise la distribution après modification. Mubert se distingue par l’entrée texte ou image. Beatoven.ai documente une licence perpétuelle pour les contenus monétisés. Soundful ouvre une possibilité d’exclusivité pour certains comptes. Ces trois outils auront chacun leur propre test dans la rubrique.
| Outil | Usage documenté | Gratuit | Prix d’entrée documenté | Droits |
|---|---|---|---|---|
| Mubert | Génération depuis un texte ou une image, avec recherche par référence YouTube en bêta. Le champ textuel demande une saisie en anglais, selon Mubert Render. | non précisé par l’éditeur | non précisé par l’éditeur | non précisé par l’éditeur dans les sources consultées |
| Beatoven.ai | Génération depuis une description avec maestro et générateur d’effets sonores, selon la page officielle Beatoven. | non précisé par l’éditeur | non précisé par l’éditeur | Licence perpétuelle non exclusive pour accompagner et monétiser des contenus. Distribution directe sur Spotify et Apple Music interdite. Les stems peuvent servir de samples dans des remixes. |
| Soundful | Génération par genre et modèle musical, avec une offre orientée vers l’identité sonore des marques, selon Soundful. | non précisé par l’éditeur | non précisé par l’éditeur | Pistes non exclusives par défaut. Pistes sous licence exclusive pour certains utilisateurs Music Creator Plus ou après acquisition des droits correspondants. |
La différence entre les parcours saute aux yeux. SOUNDRAW vous fait choisir un genre, une ambiance et des instruments. Mubert ajoute le texte et l’image, mais demande l’anglais dans son champ textuel. Beatoven.ai met en avant maestro et une licence perpétuelle, avec une interdiction de distribution directe sur Spotify et Apple Music. Soundful documente l’exclusivité dans certains cas, alors que les Terms SOUNDRAW décrivent une licence standard non exclusive.
Pour approfondir le choix dans la même rubrique, vous pouvez comparer ces usages avec notre avis sur AIVA, le test de Moises ou la page consacrée à Sonauto et ses limites. Ces liens répondent à des besoins voisins, mais ils ne changent pas les chiffres vérifiés pour Soundraw dans cette page.
Pour quel usage recommander Soundraw, et pour lequel non ?
Je le recommande au créateur vidéo, au podcasteur et au producteur bedroom qui veut une base instrumentale réglable sans ouvrir un séquenceur pour chaque habillage. Je ne le recommande pas comme outil unique pour composer une chanson en français, récupérer du MIDI, vendre des beats stock ou obtenir une licence exclusive. Sa valeur tient à la vitesse et au périmètre clairement défini.
Pour un créateur vidéo, le plan Creator est le premier point à examiner. La FAQ autorise YouTube, les podcasts, les publicités et les jeux. Si la musique reste au service d’une image, la restriction est cohérente avec l’usage prévu.
Pour un producteur bedroom, Artist peut devenir intéressant grâce aux stems et à la distribution après modification. Le MIDI manque. La licence reste non exclusive, non transférable et non sous-licenciable. Un projet qui doit rester entièrement contrôlable dans Ableton, Logic ou un autre logiciel devra ajouter une étape de reprise et vérifier ce que le distributeur accepte.
Pour une marque ou une plateforme qui veut intégrer un générateur, l’API apporte un autre cadre. Starter est affiché à $29.99 par mois pour 100 morceaux. Pro est à $300 par mois pour 1 000 morceaux avec six mois minimum. Ces offres visent des développeurs ou des entreprises, et la page renvoie à un devis pour les besoins personnalisés. Ce n’est pas le prix d’un abonnement Creator.
Je serais plus prudent pour la méditation, le lo-fi et la relaxation sans modification. La page License demande un plan Artist et limite la publication à la période d’abonnement actif. Le même réflexe vaut pour une synchronisation qui ne vous appartient pas ou pour un contenu audiovisuel contrôlé par un tiers. L’éditeur demande alors de le contacter.
Le point qui me ferait attendre avant de payer est la grille de prix contradictoire. À A$9.16 ou à $19.99 selon la page citée, le lecteur ne peut pas établir seul le coût courant. Cette divergence est plus concrète qu’une discussion abstraite sur la qualité musicale. Vérifiez le montant affiché au moment du paiement, la devise, le cycle et le solde éventuel d’un engagement annuel.
Les sources principales sont la page d’accueil et ses tarifs, la page Terms mise à jour le 12 juin 2025, la page License, la documentation Channel.io de SOUNDRAW, l’article technique sur la génération et le billet consacré à V2.
Quelles questions reviennent sur Soundraw ?
Soundraw est-il gratuit ?
Oui pour explorer le générateur, personnaliser des propositions et sauvegarder des favoris. La FAQ gratuite indique que le téléchargement et la licence d’utilisation nécessitent un abonnement payant. Le compte gratuit ne doit donc pas être compris comme une autorisation de publier une musique, même dans un contenu non commercial.
Peut-on utiliser Soundraw sur YouTube ?
La FAQ Creator autorise la musique dans des vidéos YouTube, ainsi que dans des podcasts, publicités et jeux. Les Terms interdisent en revanche l’inscription dans YouTube Content ID. Une vidéo autorisée peut donc être monétisée, mais le morceau ne doit pas être enregistré comme une empreinte exclusive via Content ID ou un dispositif équivalent cité par les conditions.
Peut-on sortir un morceau Soundraw sur Spotify ?
Oui avec un plan Artist, après une modification qui rend le résultat clairement différent du fichier téléchargé. L’ajout d’une voix, d’instruments joués ou un remix sont donnés comme exemples par la page License. La distribution du morceau brut est interdite. Le distributeur choisi peut appliquer ses propres règles et doit être vérifié séparément.
Soundraw propose-t-il des voix ou du MIDI ?
Le générateur principal est décrit comme instrumental et n’intègre pas de génération de paroles chantées ni de synthèse vocale. La voix doit être ajoutée dans un logiciel externe. Le MIDI n’est pas proposé dans les formats documentés. Soundraw affiche MP3, WAV et stems en WAV selon les plans, avec une réserve sur Artist Starter annuel.
Peut-on utiliser un morceau après la résiliation ?
Les morceaux téléchargés pendant l’abonnement restent utilisables et monétisables, selon la FAQ de résiliation. Les nouveaux téléchargements cessent à la fin de la période applicable. La page License prévoit une exception pour les contenus de méditation, lo-fi et relaxation qui utilisent les morceaux sans modification : ces contenus restent publiés seulement pendant un abonnement Artist actif.
Soundraw prélève-t-il une part des royalties ?
SOUNDRAW déclare ne prélever aucune part des royalties d’enregistrement ou de composition des morceaux admissibles. La FAQ demande une intervention créative et recommande un distributeur. Les conditions de l’intermédiaire restent donc à lire avant l’inscription d’un titre.
