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Patch de scène : modèle d’input list pour la régie

Modèle de patch de scène à recopier pour la régie : input list, niveaux, DI, 48 V, stagebox et mixes de retours, avec un tableau clair à recopier.

Un patch de scène utile à la régie tient dans des informations vérifiables : une ligne par entrée, le type de signal, la connectique, la DI, le 48 V, le fournisseur et le routage. Nous vous donnons ici un modèle à recopier, avec ses mixes de retours séparés.

Qu’est-ce qu’un patch de scène exploitable par la régie ?

Un patch de scène décrit les entrées audio et leur mise en œuvre. L’input list donne une ligne par entrée de console. La patch sheet peut préciser le chemin physique vers le stagebox ou le subsnake. Le plan de scène montre les positions, les micros et les retours. Les documents peuvent tenir sur une page, leurs fonctions restent distinctes.

Cette distinction vient de TechRider.live, qui sépare l’input list du patch physique. Audiofanzine montre une feuille de patch avec tranche, source, micro, alimentation phantom, inserts et pied de micro. Nous ajoutons au même tableau le niveau et la connectique, car un XLR ne permet pas à lui seul de connaître le signal reçu.

La fiche technique de concert assemble les documents destinés au lieu. Ici, nous nous concentrons sur la page que la régie peut annoter et vérifier rapidement. Le plan de scène garde sa propre fonction : montrer où se trouvent les sources et les retours, avec les mêmes numéros et les mêmes noms que dans le patch.

Que faut-il inscrire en haut d’un patch de scène ?

Avant la première ligne, indiquez le nom du projet, la configuration concernée, la date de mise à jour et le contact technique. La régie doit savoir si elle lit le patch du trio, du quartet ou d’une autre formule, et si la feuille correspond à la date en préparation. Noiseyard et Homely Records recommandent ces métadonnées et la responsabilité du matériel.

ChampÀ remplir
Artiste / projet
Configuration / line-up
Version / mise à jour
Show / date concernée
Contact technique

La date ne sert pas à décorer le document. Noiseyard demande une version et une date pour éviter qu’une régie travaille sur un ancien plan. Molly Tuttle publie ainsi des configurations séparées sur sa page d’advance, dont une Trio Input List mise à jour le 23 janvier 2026. Le PDF tient sur une page et place les entrées avant les mixes de retours.

Quel modèle de patch de scène pouvez-vous recopier ?

Recopiez les champs ci-dessous, puis supprimez les lignes inutiles. Une ligne correspond à une entrée audio réelle. Le tableau ne présume ni du nombre de tranches disponibles ni de l’ordre imposé par la console. Écrivez les sorties gauche et droite séparément quand vous souhaitez réellement récupérer une source stéréo, puis renseignez les retours dans un second tableau.

INPUT LIST

CHSourceMusicien / positionSignal / niveauSortie / connectiqueMicro / DIFourni par48 V requis ?Stagebox / patchPiedNotes
1
2
3
4
5
6
7
8

Dans la colonne « fourni par », écrivez « groupe » ou « salle ». Dans « stagebox / patch », notez le numéro de prise ou le chemin convenu avec le lieu. La colonne « notes » accueille une précision qui change la balance, par exemple une sortie à ne pas couper ou une alimentation locale. Elle ne doit pas devenir une seconde fiche technique.

MIXES RETOURS

Mix / sortieDestinationWedge / IEMMono / stéréoFourni parFeed / split nécessaireNotes de mix
M1
M2
M3
M4

Ajoutez ensuite deux lignes simples, même si elles restent vides au premier envoi :

  • Matériel fourni par le groupe :
  • Matériel demandé au lieu :

Ce gabarit reprend les champs vus chez Audiofanzine et TechRider.live, puis les complète avec le niveau, la connectique, le fournisseur et les retours. Le PDF public de Molly Tuttle montre aussi l’intérêt de garder les mixes après les entrées. Pour un système avec rack d’écoute autonome, la ligne « feed / split nécessaire » évite une conversation floue à l’arrivée.

Comment renseigner le type de signal et la connectique ?

Écrivez ce qui sort réellement de la source, puis le connecteur utilisé. Shure donne comme ordres de grandeur un niveau micro généralement compris entre -60 et -40 dBu, un niveau ligne professionnel à +4 dBu et un niveau ligne grand public à -10 dBV. Un instrument peut relever d’un autre cas. Ces mentions aident la régie à choisir le bon gain avant d’ouvrir le fader.

Le connecteur ne remplace pas le niveau. Dans son guide des interconnexions, Yamaha précise qu’un signal ligne peut passer par XLR, TS, TRS ou RCA. Un récepteur HF peut aussi délivrer un niveau micro ou ligne selon son modèle et son réglage.

Cette colonne est particulièrement utile pour un clavier, un ordinateur ou un lecteur. « DI » ne dit pas si le signal est déjà symétrisé, s’il sort en niveau ligne, ou si l’interface demande une alimentation. La boîte de direct, ou DI, devient une information de routage, pas une réponse automatique à chaque source.

Pourquoi séparer la DI du 48 V ?

Une DI peut être passive ou active, et une DI active peut recevoir son alimentation par phantom ou par pile selon le modèle. La case « DI » ne suffit donc pas. Dans la feuille, écrivez le type de DI si le choix est imposé, qui la fournit, puis « 48 V requis » avec une réponse vérifiable. C’est plus sûr que de déduire l’alimentation du mot « active ».

Les fiches constructeurs donnent des contre exemples nets. La Radial JDI est une DI passive sans alimentation, avec conversion d’impédance et symétrisation par transformateur. La Radial J48 est une DI active alimentée explicitement par 48 V phantom, sans pile. La Countryman Type 85 accepte le 48 V phantom à 0,4 mA ou une pile 9 V, annoncée pour environ 400 heures. Son impédance d’entrée en mode pickup est donnée à 10 MΩ. Ils montrent pourquoi le patch doit séparer type de DI et alimentation.

Dans le tableau, vous pouvez remplir la case ainsi : « Oui », « Non » ou « autre alimentation, préciser dans Notes ». Si une DI possède une pile mais peut aussi fonctionner sur phantom, indiquez les deux possibilités. La régie saura alors qui doit fournir l’énergie et quelle solution reste disponible en cas de changement de console.

Que faut-il savoir sur le 48 V phantom avant la balance ?

Le phantom est une tension continue envoyée avec le signal audio. Shure décrit une plage généralement comprise entre 12 et 48 V ; pour une source en 48 V, la tension apparaît sur les broches 2 et 3 d’un XLR symétrique par rapport à la broche 1. Le nom « phantom » ne donne donc aucune information suffisante sur la source elle-même.

La référence internationale citée par l’IEC est IEC 61938:2018, troisième édition publiée le 12 janvier 2018, avec une date de stabilité annoncée en 2030. L’IEC la présente comme un guide de caractéristiques recommandées pour l’interopérabilité des interfaces analogiques, et non comme une norme de performance. La colonne « 48 V requis » reste donc une consigne propre à votre matériel et à votre configuration.

Le cas des micros à ruban demande une note plutôt qu’un slogan. Royer Labs indique que certains rubans anciens peuvent être endommagés par le phantom. Ses rubans passifs modernes sont généralement peu affectés dans des conditions normales, mais le fabricant recommande de couper le phantom pendant la connexion et la déconnexion. Ses modèles actifs, eux, utilisent le phantom. Les câbles mal câblés et le cross patching sous tension augmentent le risque. Si un ruban figure dans votre patch, écrivez la consigne confirmée par son fabricant dans « Notes ».

Comment affecter les retours sans les confondre avec les entrées ?

Les retours sont des sorties et des mixes, pas des entrées supplémentaires. Créez un identifiant M1, M2 ou M3, donnez-lui une destination, précisez wedge ou IEM, puis indiquez mono ou stéréo. Yamaha documente les aux sends pour fabriquer plusieurs mixes différents. Pour un retour de scène, son manuel DM3 recommande un envoi pré fader afin que le mix reste indépendant de la façade.

Ne comptez pas les enceintes à la place des circuits. Zikinf distingue le nombre de retours physiques du nombre de circuits de retour. Quatre wedges peuvent recevoir le même mix. À l’inverse, deux wedges placés pour deux musiciens peuvent demander deux mixes distincts. Votre tableau doit donc commencer par les mixes souhaités, puis décrire les enceintes qui les reproduisent.

Pour un IEM, ajoutez le besoin de feed ou de split. Le patch public de Lookin’ Back décrit un rack IEM autonome avec splitter, sept mixes IEM stéréo et un mixer qui fournit le +48 V. Le groupe précise aussi que les micros et DI sont fournis par le groupe pour les dates locales. Le cas est utile parce qu’il sépare clairement les entrées, les responsabilités, l’alimentation et les sorties d’écoute.

Pour les retours de scène, partez sur un mix indépendant et écrivez le besoin de départ dans « Notes de mix ». Cette note ne remplace pas la balance : elle permet seulement à l’équipe de savoir si elle doit prévoir voix, clic, basse ou autre source dans le premier réglage.

Quel ordre choisir pour les canaux du patch ?

Choisissez l’ordre que la régie lit le plus vite, puis gardez-le partout. TechRider.live, LiveEPK et Homely Records décrivent une convention qui regroupe souvent batterie, basse, guitares, claviers, autres instruments et voix.

Il n’existe donc pas de règle technique qui placerait forcément le kick en canal 1. La scène usine « A03 Rock band » de la Yamaha DM3 commence par trois voix, une guitare acoustique, une guitare électrique, un clavier stéréo, un saxophone, puis la batterie et la basse. Le contre exemple est utile : l’ordre sert la lecture du groupe et de la console, pas une tradition présentée comme une loi.

Le vrai test est la cohérence. Si la guitare est CH 6 dans le patch, elle doit être CH 6 sur le plan de scène et dans les notes du rider. Noiseyard insiste sur les mêmes numéros et les mêmes noms entre les documents, avec une séparation nette entre entrées, retours et alimentation. Une régie ne devrait pas avoir à deviner si « 2 » désigne une tranche ou un mix.

Comment contrôler un patch de scène avant de l’envoyer ?

Faites la vérification à deux, avec le musicien concerné et la personne qui connaît le lieu. Le but est simple : aucune entrée sans source claire, aucun retour sans destination et aucune alimentation laissée à l’interprétation. Une relecture de cinq minutes évite une reprise complète du patch à l’arrivée.

  1. Commencez par les métadonnées. Vérifiez l’artiste, la configuration, la date de mise à jour et le contact technique. Une ancienne version peut conserver un instrument qui n’est plus joué ou oublier une source ajoutée récemment.
  2. Comptez les entrées audio réelles. Une sortie stéréo gauche et droite occupe deux lignes si vous voulez récupérer les deux côtés. Le rider public de Kristian Meurman sépare ainsi le piano L et le piano R, et le PDF de Molly Tuttle liste huit entrées distinctes avant ses trois mixes de retours.
  3. Relisez signal et connectique ensemble. « XLR » ne suffit pas. Ajoutez micro, ligne, instrument ou autre niveau documenté, puis le connecteur et la sortie effective.
  4. Traitez la DI et le 48 V dans deux cases. Demandez si la DI est passive, active, alimentée par phantom ou par pile. Si le matériel est fourni par le groupe, notez-le dans la colonne prévue.
  5. Relisez les mixes de retours séparément. M1 doit avoir une destination et un système. Contrôlez aussi le nombre de circuits indépendants, le mono ou la stéréo et la présence éventuelle d’un split pour un rack IEM.
  6. Comparez enfin le patch au plan de scène. Les numéros, les noms et les positions doivent raconter la même installation. Si une information ne peut pas être confirmée, écrivez une note à vérifier avec le lieu avant la date.

Quelles erreurs reviennent dans les patchs de scène ?

Les discussions de r/livesound reviennent sur les mêmes confusions : une paire stéréo comptée comme une seule entrée, des mixes non identifiés, des incohérences entre le dessin et le tableau, et des numéros dont on ne sait pas s’ils parlent d’un canal ou d’un mix.

  • Écrire « clavier stéréo » sur une seule ligne si la façade doit récupérer gauche et droite.
  • Écrire « DI » sans préciser le niveau, le modèle imposé, le fournisseur ou l’alimentation.
  • Utiliser le même numéro pour une entrée et un retour sans préfixe ou colonne séparée.
  • Présenter « quatre wedges » comme quatre mixes indépendants sans préciser le câblage.
  • Envoyer une feuille sans date, contact ou configuration, alors que le groupe possède plusieurs formules.

Le modèle ci-dessus corrige ces points sans imposer une mise en page compliquée.

Questions fréquentes sur le patch de scène

Une source stéréo compte-t-elle pour une ou deux entrées ?

Elle compte pour deux entrées si vous souhaitez récupérer gauche et droite séparément. Écrivez alors deux lignes, par exemple une sortie L et une sortie R, avec le même nom de source et la position correspondante. Kristian Meurman sépare ainsi le piano L et le piano R dans son rider public.

Quatre wedges correspondent-ils à quatre mixes ?

Non. Un même circuit peut alimenter plusieurs wedges. Un nombre de mixes désigne des bus ou sorties indépendants, tandis que le nombre de wedges décrit les enceintes présentes sur scène. Notez les deux informations séparément dans le tableau « mixes retours ».

Toutes les DI actives exigent-elles le 48 V de la console ?

Non. La Radial J48 demande le 48 V phantom, tandis que la Countryman Type 85 accepte le phantom ou une pile 9 V. Une DI passive comme la Radial JDI fonctionne sans alimentation. Écrivez la réponse propre au matériel utilisé, au lieu d’associer automatiquement « active » et « 48 V ».

Un XLR signifie-t-il que le signal est au niveau micro ?

Non. Yamaha documente des signaux ligne sur XLR, TS, TRS ou RCA, et Shure distingue le niveau micro, le niveau ligne professionnel et le niveau ligne grand public. Indiquez donc le niveau et la connectique dans deux informations lisibles.

Le plan de scène peut-il remplacer l’input list ?

Non. Le plan montre l’implantation physique. L’input list décrit les entrées et leurs besoins. La patch sheet peut en plus préciser le routage vers le stagebox. Vous pouvez regrouper ces documents sur une page pour une petite production, mais gardez les champs et les fonctions distincts.

Faut-il dater chaque nouvelle version du patch ?

Oui. Ajoutez une date de mise à jour et la configuration concernée. Noiseyard et Homely Records recommandent cette pratique, et Molly Tuttle publie plusieurs documents datés pour ses formations. La version doit permettre à la régie de savoir immédiatement si elle travaille sur la bonne formule.