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Shure SM7B : test du gain et du bruit

Test du Shure SM7B : gain nécessaire, bruit de chaîne, prix datés et cas où un autre micro est plus rationnel pour votre voix ou instrument.

Le Shure SM7B demande souvent un réglage de gain élevé, mais pas un Cloudlifter par principe. Le repère de 60 dB donné par Shure dépend du niveau reçu et de l’interface. mesurez la chaîne à niveau égal. Pour une seule voix sur ordinateur, un autre micro peut être plus rationnel.

Nous avons relu le manuel français Shure, version 2.3, la comparaison officielle SM7B et SM7dB publiée le 27 septembre 2023, la FAQ de niveau de sortie, les caractéristiques de la Focusrite Scarlett 2i2 de quatrième génération, puis les tests Audiofanzine, Podcastage, RecordingHacks et SoundGuys.

Qu’est-ce que le Shure SM7B ?

Le SM7B est un microphone dynamique à bobine mobile, cardioïde, avec une sortie XLR analogique. Shure annonce une réponse de 50 Hz à 20 kHz, une sensibilité de −59 dBV/Pa à 1 kHz et une impédance de sortie de 150 Ω. Sa masse nette est de 764 g. Il n’a pas besoin d’alimentation fantôme.

Le constructeur sépare trois fonctions que l’on mélange souvent : la directivité cardioïde pour les sons hors axe, le blindage électromagnétique contre les perturbations électriques et la suspension interne contre les vibrations transmises par le support. Un diagramme cardioïde ne transforme pas une pièce en cabine silencieuse.

ÉlémentDonnée du constructeur
TransducteurDynamique à bobine mobile
DirectivitéCardioïde
Réponse en fréquence50 Hz à 20 kHz
Sensibilité−59 dBV/Pa, soit 1,12 mV/Pa, à 1 kHz, en circuit ouvert
Impédance de sortie150 Ω
RéglagesCoupe-bas et accentuation de présence, séparés
AccessoiresBonnette standard, bonnette A7WS et plaque de protection des commutateurs

Pour la voix parlée, le manuel conseille environ 2,54 à 15 cm, en parlant directement vers la capsule. À courte distance, l’effet de proximité renforce les basses. En reculant, ces basses diminuent. Ce point pèse davantage dans le résultat que la réputation du modèle. Un lecteur qui varie de 5 à 20 cm ne compare déjà plus la même prise.

Le Shure SM7B demande-t-il vraiment 60 dB de gain ?

Shure donne environ 60 dB de gain propre comme repère d’utilisation. Ce chiffre décrit une marge pratique pour une source reçue à un certain niveau.

La FAQ technique Shure prend l’exemple d’un niveau acoustique de 84 dB SPL à l’entrée. Avec la sensibilité annoncée, le micro fournit environ −69 dBV. Après 60 dB de gain, on arrive à −9 dBV. À 74 dB SPL, le calcul donne −79 dBV, puis −19 dBV après amplification. À 94 dB SPL, il donne −59 dBV, puis +1 dBV.

Niveau acoustique hypothétiqueSortie théorique du SM7BAprès 60 dB de gain
74 dB SPL−79 dBV−19 dBV
84 dB SPL−69 dBV−9 dBV
94 dB SPL−59 dBV+1 dBV

Ces valeurs sont un calcul à 1 kHz, pas une mesure de voix. Elles montrent pourquoi « combien de décibels faut-il pour une voix ? » n’a pas une réponse universelle. La distance, la puissance de la voix, le niveau numérique visé et l’étalonnage de l’interface changent le résultat. Une valeur en dBV ne se convertit pas directement en dBFS sans connaître la marge de l’entrée.

Le placement compte aussi pour le gain perçu. Si vous parlez à 15 cm puis reculez, vous perdez du niveau et de l’effet de proximité. Si vous collez la bouche à la bonnette, vous augmentez les basses et les plosives. Le guide du micro de chant aide à replacer ce choix dans la prise réelle, plutôt qu’à chercher un chiffre isolé sur le bouton de l’interface.

Pourquoi le bruit du SM7B est-il si difficile à juger ?

Un souffle entendu dans une piste ne porte pas une étiquette. Il peut venir du microphone, du préampli, de la pièce ou du traitement ajouté ensuite. LEWITT définit le bruit propre d’un micro comme un niveau électrique de sortie exprimé sous la forme d’un niveau acoustique équivalent. Cette mesure ne décrit ni un ventilateur ni la circulation dans la rue.

L’EIN, ou bruit équivalent en entrée, concerne le préampli. Benchmark Media Systems documente sa mesure avec une source de 150 Ω et une bande limitée à 20 kHz. Une entrée laissée ouverte peut donner un résultat artificiellement élevé, notamment à cause des résistances internes de polarisation. Comparer deux pistes enregistrées avec deux positions de gain différentes revient parfois à comparer surtout deux niveaux d’amplification.

La valeur de 11 dB parfois reprise en ligne concerne la sensibilité aux champs électromagnétiques, exprimée en niveau acoustique équivalent par millioersted à 60 Hz. La lire comme un bruit propre de microphone change le sens de la spécification.

Une Focusrite Scarlett 2i2 suffit-elle au SM7B ?

La Scarlett 2i2 de quatrième génération annonce 69 dB de gain microphone, un EIN de −127 dBu pondéré A, une impédance d’entrée de 3 kΩ et un niveau maximal d’entrée de +16 dBu. Sur le papier, sa plage dépasse le repère de 60 dB donné par Shure.

Le test de la Scarlett 2i2 complète ce point si cette interface est déjà dans votre installation.

Un Cloudlifter réduit-il vraiment le bruit ?

Le Cloudlifter CL-1 ajoute jusqu’à 25 dB de gain selon son fabricant. Il s’agit d’un étage d’amplification placé avant le préampli de l’interface. Il ne reconnaît pas les sons indésirables et ne les efface pas. Cloud Microphones précise aussi qu’il ne transmet pas l’alimentation fantôme au microphone. Le 48 V peut alimenter l’étage intermédiaire dans une chaîne prévue pour cela.

LEWITT donne la bonne réserve : le bénéfice sur le souffle dépend du préampli déjà utilisé. Devant une entrée relativement bruyante, gagner du niveau plus tôt peut réduire la part de bruit ajoutée par la suite. Devant une entrée déjà silencieuse, l’intérêt devient surtout une question de confort de réglage et de câblage.

Francis3618, dans un avis Thomann du 18 juin 2017, décrit une utilisation sur une console Soundcraft avec le gain poussé et sans souffle audible selon lui. Il conseille d’essayer avant d’acheter un préampli supplémentaire. Le modèle exact de la console et le niveau acoustique ne sont pas précisés, donc ce retour reste subjectif.

À l’inverse, moodysky, qui signe Rémi sur Zikinf, rapporte des parasites aigus avec une Fireface 400 et 58 dB de gain. Le suivi daté du 10 juin 2024 indique qu’un Cloudlifter permet de descendre à 39 dB, mais que les parasites restent présents. C’est un cas utile : moins solliciter le préampli ne supprime pas forcément la source d’une perturbation.

IntelligentOwl9559 décrit, sur Reddit, une voix forte à environ 1 à 2 pouces du micro avec Apollo et Cloudlifter, puis des crêtes gênantes même au gain minimal. Ok-Hat-4142 rapporte avec un GoXLR Mini et 60 dB de gain qu’un clavier et une souris deviennent audibles quand la voix ouvre la porte de bruit. Ces récits ne donnent pas de mesure calibrée, mais ils rappellent qu’un SM7B peut être trop faible dans un cas et trop sensible à l’environnement dans un autre.

À écouter

Le comparatif vidéo de Podcastage permet de suivre la distance et l’effet de proximité à 02:56, le bruit ambiant à 03:22, la pièce non traitée à 03:39, les chocs à 04:00, les bonnettes à 04:50 et les filtres à 05:26. La comparaison avec le SM58 commence à 07:40, celle avec l’Electro-Voice RE20 à 10:44, puis l’essai musical à 13:06. La version audio annoncée est un fichier M4A à 320 kbit/s et 48 kHz, pas un WAV brut.

Quels tests publics éclairent vraiment le gain et le bruit ?

Le test Audiofanzine mis à jour le 6 juin 2025 est utile pour la distance. Il décrit une prise de voix dans une chambre non traitée avec une Apollo Twin X, sans amplificateur intermédiaire, et propose huit extraits identifiés. La prise proche, le micro collé et la distance de 20 cm durent 29 secondes. Le coupe-bas dure 30 secondes et la présence 28 secondes.

RecordingHacks a publié le 18 juin 2012 un comparatif de huit interfaces, avec et sans Cloudlifter, sur une voix d’Eli Chastain. La page annonce une archive ZIP de 75 Mo avec des WAV 24 bits, des prises sans traitement et des versions avec le booster. Les interfaces sont anciennes et les lecteurs utilisent aussi des fichiers compressés, dé-essés et limités.

SoundGuys, dans une page affichée comme mise à jour le 31 juillet 2025, montre trois réglages de la voix : réponse standard, coupe-bas et présence. L’installation sur un îlot de cuisine avec un sèche-linge à proximité est parlante pour un usage domestique. Podcastage, lui, chapitre davantage les phénomènes, mais ne publie pas de tableau normalisé de gain et d’EIN sur plusieurs interfaces actuelles.

Dans quels cas un autre micro est-il plus rationnel ?

Le SM7B garde du sens quand vous pouvez parler à distance stable, que votre interface offre assez de gain et que vous cherchez le comportement d’un dynamique cardioïde placé près de la bouche.

Votre situationOption à comparerPourquoi elle peut être plus rationnelleLimite
Une seule voix directement sur ordinateurShure MV7+USB-C, XLR et sortie casque 3,5 mm intégrés. L’USB évite une interface XLR séparée.La fiche ne permet pas de conclure à une identité de timbre avec le SM7B.
Vous cherchez la famille SM7 avec une interface peu généreuse en gainShure SM7dBPréampli intégré, gain sélectionnable de 18 ou 28 dB, et mode de contournement.Le 48 V est nécessaire quand le préampli intégré fonctionne.
Voix douce ou instrument acoustique, priorité au bruit de chaîneRØDE NT1 Signature SeriesRØDE annonce 4 dBA de bruit propre, ce qui justifie de l’inclure dans l’essai.Ce chiffre ne prouve pas une meilleure prise dans votre pièce.
Un Shure SM58 est déjà disponibleComparer avant de remplacerLe SM58 est un dynamique cardioïde destiné à la voix. Podcastage publie une comparaison à 07:40.La comparaison publique ne garantit pas une équivalence sonore dans votre voix.

Le cas du MV7+ est le plus simple à trancher : une personne qui veut parler à l’ordinateur sans ajouter d’interface n’a pas le même problème qu’un studio déjà câblé en XLR. Notre test du Shure MV7 permet de prolonger la comparaison, en gardant en tête que le tableau concerne bien le MV7+ pour la connectique USB-C citée ici.

Le SM7dB mérite une comparaison quand le timbre recherché compte plus que la simplicité absolue. Son préampli interne ajoute 18 ou 28 dB au choix, avec un mode de contournement. Il simplifie la chaîne dans certains cas, mais son prix ne lui donne pas automatiquement l’avantage.

Le RØDE NT1 Signature annonce 4 dBA de bruit propre. C’est une raison mesurable de l’ajouter à votre comparaison. La directivité, la distance et le bruit du local décideront ensuite de la prise que vous garderez.

Si le SM58 est déjà dans votre placard, le calcul est encore plus concret : vous pouvez comparer la prise avant de payer un nouveau micro. Podcastage place cette écoute à 07:40.

Quel budget prévoir pour le SM7B et son interface ?

Les prix publics ci-dessous ont été relevés le 18 septembre 2026. Thomann France affichait le SM7B neuf seul à 398 € TTC, disponible immédiatement. Woodbrass affichait aussi 398 € TTC pour la référence 9415, en stock internet, avec une écoparticipation de 0,14 € incluse. Le relevé exclut l’occasion, le B-stock et les packs.

ChaîneCalcul au 18 septembre 2026Total affiché ou calculé
SM7B seul398 €398 €
SM7B et Scarlett 2i2 quatrième génération398 € + 189 €587 €
SM7B, Scarlett 2i2 et Cloudlifter CL-1398 € + 189 € + 115 €702 €
SM7dB seulPrix Thomann relevé525 €

La Scarlett 2i2 quatrième génération était affichée à 189 € chez Thomann et le Cloudlifter CL-1 à 115 €. Ces additions ne sont pas des offres de pack. Elles n’incluent pas les accessoires manquants ni les différences de câblage. Le 18 septembre 2026, le SM7dB à 525 € coûtait donc plus cher que l’addition SM7B et Cloudlifter, 513 €, avant l’interface et le câblage. Son intérêt peut être la chaîne simplifiée, pas une économie garantie.

Avant de lire ces totaux comme un verdict, regardez votre matériel présent. Si une interface XLR silencieuse est déjà là, le Cloudlifter peut rester inutile. Si vous partez de zéro pour une seule voix, le coût d’un ensemble XLR change la comparaison. Une carte son externe se choisit avec le niveau de gain, l’EIN et le nombre de sources en tête, pas avec le seul nom du micro.

À qui le Shure SM7B convient-il vraiment ?

Le SM7B devient aussi cohérent si vous avez besoin du coupe-bas et de l’accentuation de présence commandés séparément, ou si la suspension interne et le blindage électromagnétique répondent à un problème identifié.

Cardioïde ne signifie pas absence de clavier, de souris ou de ventilateur. Le témoignage Reddit d’Ok-Hat-4142 montre exactement cette attente contrariée avec un GoXLR Mini. L’acoustique et le placement restent dans l’enregistrement.

Qui devrait passer son chemin ?

Si vous voulez brancher un seul micro à l’ordinateur et écouter au casque sans interface séparée, commencez par comparer le MV7+. Si votre interface atteint difficilement le niveau voulu et que vous tenez à la famille SM7, regardez le SM7dB avant d’empiler un étage supplémentaire. Si vous enregistrez une voix douce ou une guitare acoustique dans une pièce calme, ajoutez plutôt un condensateur à faible bruit propre au protocole.

Et si vous possédez déjà un SM58, faites la prise comparative avant tout achat. Le nom SM7B ne remplace pas la distance juste, la pièce maîtrisée ni le niveau adapté.

Questions fréquentes sur le Shure SM7B

Le SM7B a-t-il besoin de 60 dB de gain ?

Shure donne environ 60 dB comme repère de gain propre. Le besoin exact dépend du niveau reçu, de la distance, du niveau numérique visé et de l’interface. Une voix forte et proche peut demander moins. Une voix douce et éloignée peut demander davantage.

Le 48 V rend-il le SM7B plus fort ?

Non. Shure indique que le SM7B n’a pas besoin d’alimentation fantôme. Le 48 V peut alimenter un amplificateur intermédiaire comme le Cloudlifter dans la chaîne prévue, ou le préampli intégré du SM7dB quand celui-ci fonctionne.

Le SM7B a-t-il un bruit propre de 11 dB ?

La valeur de 11 dB concerne la sensibilité aux champs électromagnétiques à 60 Hz, avec une unité par millioersted. Elle ne décrit pas le souffle audible d’une prise.

Un Cloudlifter supprime-t-il les parasites aigus ?

Pas forcément. Le retour de moodysky, signant Rémi sur Zikinf, rapporte que le gain est passé de 58 à 39 dB avec un Cloudlifter, tandis que les parasites restaient présents. Il faut donc chercher la perturbation au lieu de confondre niveau et bruit.

Le SM7B est-il le micro des voix de Thriller ?

Shure distingue le SM7 de 1973, le SM7A de 1999 et le SM7B de 2001. Dans l’historique de Michael Pettersen, le fabricant attribue à Bruce Swedien l’emploi du SM7 pour les voix de Michael Jackson sur Thriller. Il faut donc parler de la famille ou du modèle original, pas attribuer cet enregistrement au SM7B.