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Setlist concert : modèle minuté prêt à copier

Construisez une setlist de concert minutée avec énergie, transitions, prises de parole, rappel optionnel et marge technique jusqu’à l’heure limite.

Une setlist de concert utile commence par le temps réellement accordé, puis additionne morceaux, transitions, prises de parole et changements techniques jusqu’à l’heure limite. Le modèle ci-dessous sépare BPM et énergie, prévoit un rappel facultatif et calcule la marge restante. Vous pouvez le recopier sur papier ou l’adapter à votre groupe.

Comment construire une setlist de concert minutée ?

Commencez par le créneau confirmé par le lieu, son heure de début et son hard stop. Mesurez ensuite chaque morceau dans sa version live, ajoutez les transitions, les paroles, les changements d’instrument et le rappel s’il est prévu. La setlist devient alors un running order lisible, pas une simple suite de titres.

MusicNSW présente la setlist comme un document de préparation qui donne une structure au spectacle et permet de savoir ce qui vient ensuite. Sa ressource, publiée le 1er mai 2026 et rédigée par Astrid Holz, ingénieure du son live et directrice musicale, relie aussi la feuille aux transitions, aux changements d’accordage, aux changements d’instrument et aux prises de parole.

  1. Récupérez le set time attribué et le curfew. Le worksheet de MusicNSW place ces horaires avec l’arrivée, le load-in, la balance et l’ouverture des portes. Votre feuille doit d’abord répondre à une heure de fin vérifiable.
  2. Chronométrez les versions réellement jouées. Newzik recommande de faire défiler la setlist en répétition, chronomètre en main, pour contrôler la durée globale et les transitions.
  3. Construisez l’ordre avec la dynamique, les tonalités, les tempos et les changements à portée de main. MusicNSW évoque une ouverture forte ou reconnaissable, une modulation de la dynamique au milieu et une construction vers la fin.
  4. Réservez les prises de parole et les options avant la répétition générale. Une phrase prévue, un accordage ou un instrument de rechange doit apparaître dans la même ligne que l’action qui le déclenche.

Quel modèle de setlist concert pouvez-vous recopier ?

Ce modèle tient sur une feuille de préparation et une feuille de déroulé. Il distingue le morceau, le temps hors musique, l’énergie ressentie par le groupe et le BPM. Les cellules « option », « rappel » et « CUT » permettent de réagir à la salle sans perdre le calcul du hard stop.

ConcertDateSalleDébut de setFin autorisée / curfewDurée attribuée
HH:MMHH:MM… min

Remplissez cette ligne à partir de l’horaire confirmé. Pour une date obtenue récemment, gardez la durée communiquée par l’organisateur dans votre recherche de dates de concert, puis vérifiez-la avec le responsable du lieu. La durée du set passe avant toute estimation fondée sur un nombre de chansons.

T+ débutTitre ou actionDuréeÉnergie*BPMTonalité / accordageTransition / changementPrise de parole / cueStatutT+ fin
00:00… minprincipal
PAROLE… minsujet / mots-clésprincipal
… minaccordage / instrumentoption
FIN SET PRINCIPALprincipal
RAPPEL OPTIONNEL… minentrée / sortierappel
HARD STOP / CURFEWlimiteHH:MM

* Énergie correspond à votre repère interne. Vous pouvez écrire un mot, une intensité ou un signe compris par tout le groupe.

Calcul à faireRésultat à renseigner
Musique__ min
Transitions, paroles et changements__ min
Marge jusqu’au hard stop__ min

Combien de morceaux prévoir pour 30, 45 ou 60 minutes ?

Il n’existe pas de nombre universel de morceaux pour 30, 45 ou 60 minutes. Le résultat dépend de la durée live des titres, des arrangements, des silences, des prises de parole et des changements. Calculez d’abord les minutes disponibles, puis voyez combien de titres tiennent sans dépasser la fin autorisée.

Créneau annoncéÀ renseigner en premierÀ contrôler dans la feuille
30 minutesDébut, fin autorisée et durée de chaque version liveLes temps hors musique et l’option supprimable
45 minutesSet time confirmé par le lieu ou l’organisateurLa transition vers la fin et le rappel éventuel
60 minutesDurée attribuée, puis durée totale mesuréeLa marge restante et les changements techniques

Le fil r/musicians consacré au nombre de chansons montre des pratiques très dispersées, de répertoires hardcore très courts à des reprises pop beaucoup plus longues. Audiofanzine conseille aussi de vérifier les minutes allouées quand plusieurs groupes se partagent l’affiche.

Gardez un ou plusieurs titres identifiés comme options, mais ne les comptez pas dans la durée principale tant que leur place n’est pas décidée. Le morceau optionnel peut absorber une demande de la salle ou disparaître si la parole, l’accordage ou le plateau prennent plus de temps que prévu.

Quels champs faut-il mettre dans une setlist de concert ?

Une feuille lisible répond à deux questions pendant le concert : « que jouons-nous ensuite ? » et « combien de temps reste-t-il ? ». MusicNSW ajoute le BPM, les repères de prise de parole et les informations utiles aux équipes son et lumière. Audiofanzine recommande les tonalités, le tempo approximatif et les remarques pratiques.

ChampUtilité pendant la préparation ou le concert
Concert, date, salleIdentifier la feuille et la bonne version du programme.
Début de set, fin autorisée, curfewPoser l’heure de départ et le hard stop du calcul.
N° et titreSuivre le running order sans ambiguïté.
Durée live prévueMesurer le temps de musique dans l’arrangement réellement joué.
T+ début et T+ finVoir où le groupe doit se trouver à un moment donné.
BPMDonner le tempo et aider le son ou la lumière pour des effets temporels.
ÉnergiePartager une appréciation interne de la dynamique ou de la dramaturgie.
Tonalité et accordageAnticiper les enchaînements et les changements d’accordage.
Transition ou segueIndiquer silence, enchaînement, compte, fade ou reprise préparée.
Changement d’instrumentPréparer l’action avant le titre suivant, sans la cacher dans une note vague.
Prise de paroleInscrire le sujet ou quelques mots-clés, par exemple remerciement, sortie ou merchandising.
Cue son, lumière ou playbackPartager seulement le repère nécessaire au déroulé avec le crew.
StatutMarquer principal, option, rappel ou CUT selon votre organisation.
Marge restanteComparer le T+ fin avec l’heure limite, et non avec une impression de durée.

Le BPM décrit une donnée de tempo. L’énergie interne décrit votre lecture de la dynamique. MusicNSW associe le BPM aux effets temporels du son et de la lumière.

Écrivez-la seulement si tous les musiciens comprennent le signal et savent quel titre reprend la place libérée. L’objectif est de faire varier le programme sans improviser la durée à quelques minutes du hard stop.

Comment noter l’énergie sans la confondre avec le BPM ?

Notez l’énergie comme une indication de mise en scène propre au groupe. Un morceau lent peut porter une forte tension, tandis qu’un tempo élevé peut demander une respiration après le titre précédent. Le BPM reste une valeur de tempo. La colonne énergie indique l’effet attendu dans l’enchaînement.

MusicNSW parle de flow, de dynamique et d’énergie, avec une ouverture forte ou reconnaissable, une modulation au milieu et une construction vers la fin. L’ordre des tonalités peut aider, mais les sources pratiques se contredisent sur les suites à éviter. Audiofanzine souligne par exemple que deux titres dans la même tonalité ne posent pas nécessairement problème et donne davantage de poids au tempo.

Setlistly propose une note de 1 à 10, mais cette échelle appartient à son cadre éditorial et logiciel.

Comment écrire les transitions et les prises de parole ?

Écrivez l’action qui se passe entre deux morceaux, même si elle paraît courte. MusicNSW recommande de préparer les moments de banter et les mots-clés. Le fil Zikinf consacré aux enchaînements montre les mêmes questions très concrètes autour des silences, de l’accordage et de ce qu’il faut dire.

  1. Dans « transition », notez ce que le groupe joue ou attend : segue, silence, compte, reprise, annonce au micro ou changement de plateau.
  2. Dans « prise de parole », gardez des mots-clés plutôt qu’un texte long. MusicNSW cite le merchandising, une prochaine sortie et le remerciement de la salle comme exemples de repères.
  3. Dans « changement », précisez l’instrument, l’accordage ou le geste nécessaire. Une note comme « guitare 2 » aide davantage qu’un simple « préparation ».
  4. Répétez les passages qui conditionnent le titre suivant. Le but est de savoir qui lance, qui attend et quel cue le son ou la lumière doit recevoir.

Si vous jouez sur une scène ouverte ou un open mic, gardez une version allégée avec les seuls titres, transitions et cues qui peuvent réellement changer le déroulé.

Comment calculer la marge technique et le rappel ?

La marge est le temps qui sépare la fin planifiée de l’heure limite. Elle se calcule après les morceaux, les transitions, les paroles, les changements et le rappel prévu.

CalculFormule de travail
Durée planifiéeMorceaux + transitions + prises de parole + changements techniques + sortie ou entrée du rappel
Marge restanteDurée du créneau attribué moins durée planifiée

Le rappel reste un bloc optionnel. La page officielle de Metallica pour Londres, le 5 juillet 2026, publie 15 morceaux dans une liste continue sans rubrique « Encore ». À l’inverse, Phish au Madison Square Garden, le 29 juillet 2026, sépare deux sets et un rappel de deux morceaux, tandis que Phish à Savannah, le 15 juillet 2026, en indique un seul.

Le format peut être plus long encore. Boston.com décrit le concert de Pearl Jam à Fenway Park en septembre 2024 avec 17 morceaux avant le rappel et 9 sous la rubrique « Encore », pour une durée d’environ 2 h 30. Ces programmes publiés suffisent à écarter une règle fixe sur le nombre de titres.

La setlist doit-elle être visible par le son et les lumières ?

Oui, si la copie reste lisible et limitée aux informations utiles. MusicNSW indique qu’une setlist visible peut aider le son, la lumière et le tour manager à anticiper les morceaux plus ou moins forts et la fin du set. La même ressource recommande un caractère assez grand pour être lu debout et un contraste élevé, avec le noir sur blanc comme exemple.

Audiofanzine conseille aussi d’imprimer la liste en caractères aussi gros que possible et de garder chaque partie du spectacle sur une page. Les musiciens voient le T+ et les actions. Le crew voit les cues qui le concernent.

La setlist ne remplace pas le production ou tech rider. MusicNSW réserve à ce document les contacts, les retours, les pieds, le backline, l’input list et le stage plot. La feuille de titres peut porter un cue de déroulé, mais elle ne doit pas devenir une seconde fiche technique. Pour les informations de plateau, utilisez la fiche technique de concert.

Comment tester le modèle avant de monter sur scène ?

Faites passer la feuille en répétition avec les durées live, les changements et les mots-clés. Une setlist qui semble courte sur le papier peut dépasser l’heure limite quand le groupe laisse un silence, cherche un accordage ou prolonge une adresse au public.

  1. Jouez le running order dans l’ordre prévu, sans remplacer une version live par la durée studio.
  2. Chronométrez séparément la musique, les transitions, les prises de parole et les changements. Reportez les valeurs dans les colonnes correspondantes.
  3. Faites apparaître les décisions de groupe : titre supprimable, rappel maintenu, parole raccourcie, changement d’instrument ou reprise immédiate.
  4. Comparez le T+ fin avec le curfew. Si la marge devient nulle, choisissez à l’avance ce qui sort, puis imprimez la version lisible qui sera réellement utilisée.

Cette répétition s’inscrit dans la préparation générale du concert. Elle traite le déroulé. La balance, les retours, l’implantation et l’input list relèvent d’autres documents et d’autres temps de travail.

À quoi sert la setlist après le concert ?

Conservez la version réellement jouée. La Sacem demande aux auteurs, compositeurs et membres concernés de déclarer en ligne le programme des œuvres interprétées lors de concerts, spectacles ou sets, puis d’y associer une ou plusieurs dates pour la répartition des droits. Côté organisateurs, la Sacem présente SongLister, développé avec Deezer, comme un outil de saisie des setlists destiné à améliorer l’identification des œuvres.

La page Sacem destinée aux clients emploie le terme « programme » pour la musique live. Une feuille annotée après le concert peut donc servir de mémoire de la date, à condition de distinguer ce qui était prévu de ce qui a réellement été joué.

Questions fréquentes

Faut-il imprimer une setlist ou utiliser une application ?

Les deux peuvent convenir. MusicNSW et Audiofanzine documentent surtout les critères de lisibilité : caractères assez grands, contraste élevé et feuille lisible debout, avec une page adaptée à chaque partie du spectacle. Newzik traite aussi le partage d’une liste et de ses changements dans un groupe.

Le BPM suffit-il à prévoir l’énergie d’un concert ?

Non. MusicNSW documente le BPM comme information de tempo, utile aussi à certains effets du son et de la lumière. L’énergie reste un repère interne de dynamique et de dramaturgie. Gardez deux colonnes distinctes dans votre tableau.

Combien de titres faut-il prévoir dans un rappel ?

Metallica ne sépare pas de rappel sur la page de Londres consultée, Phish en publie un d’un titre à Savannah et de deux au Madison Square Garden, tandis que Pearl Jam en compte neuf dans le cas décrit par Boston.com.

Quelle marge garder avant le hard stop ?

Les sources professionnelles fixent le set time et le curfew. Calculez la marge après les morceaux, les transitions, les paroles, les changements et le rappel. Si elle disparaît pendant la répétition, retirez une option avant le concert.

La setlist doit-elle contenir l’input list et le stage plot ?

Non. MusicNSW distingue la setlist du tech rider et du stage plot. Ajoutez les cues qui pilotent le déroulé, puis laissez les informations de contacts, de patch, de retours et d’implantation dans la fiche technique adaptée.