Le programme réunissait des concerts au Hot Club, au Périscope et aux Archives municipales. Le projet s’inscrivait aussi dans un réseau itinérant, documenté à Tours en février 2015.
Cette fiche appartient à la rubrique Projets. Le magazine reprend un catalogue historique et ne parle ni au nom du Grolektif, ni au nom de Collision Collective. Pour suivre les groupes et les disques liés à cette histoire, consultez aussi la page Artistes et disques et notre récit de l’histoire du Grolektif.
Qu’est-ce que Collision Collective ?
Collision Collective désigne un projet de rencontres musicales porté à Lyon par le Grolektif en 2015. Jazz-in-Lyon le présente comme une initiative du collectif et annonce un programme du 8 au 11 avril. Le projet existait aussi sous la forme d’un réseau itinérant réunissant plusieurs structures françaises.
Le détail lyonnais publié par Jazz-in-Lyon commence le 8 avril au Hot Club. Le 9 avril, les concerts passent par le Périscope. Le 10 avril, le programme mentionne les Archives municipales et le Périscope. Le Petit Faucheux annonce pour sa part Collision Collective du 9 au 11 avril 2015. Jazz-in-Lyon indique donc 8 au 11 avril, contre 9 au 11 avril chez le Petit Faucheux. La raison de cet écart n’est pas précisée dans les documents.
Qui était le Grolektif derrière le projet ?
Le Grolektif était un collectif de musiciens lyonnais. Romain Dugelay situe sa naissance au 1er avril 2004, avec une quinzaine de musiciens réunis à l’origine. La fiche administrative issue du Répertoire national des associations indique, elle, une création au 19 octobre 2004. Ces deux dates décrivent une naissance artistique et une création administrative.

Le témoignage de Romain Dugelay publié par le Périscope raconte un fonctionnement collectif. Citizen Jazz confirme sa participation à la création en 2004. La biographie de Pierre Dugelay le présente ensuite dans la coordination et l’administration du Grolektif. Collision Collective vient ainsi d’un groupe déjà structuré autour de musiciens, de formations et de lieux.
À écouter
Commencez par Kouma, puis passez à Voix et à Pixvae. Leurs pages Bandcamp donnent accès aux écoutes associées aux projets cités dans cette fiche.
Comment le réseau Collision Collective a-t-il circulé ?
En 2015, Collision Collective reliait plusieurs structures au-delà de Lyon. L’étape de Tours était annoncée les 13 et 14 février au Café Colette et au Petit Faucheux. Le réseau réunissait le Grolektif, Capsul, Les Vibrants Défricheurs, 1name4acrew et Coax, selon l’agenda du Petit Faucheux.
La page du Petit Faucheux est utile pour comprendre la portée du nom. Elle documente un réseau et des rencontres itinérantes, pas une série de dates organisées par le seul Grolektif dans toutes les villes. Pour Tours, le Café Colette et le Petit Faucheux sont les deux lieux explicitement associés à l’étape.
Que s’est-il passé à Lyon en avril 2015 ?
À Lyon, le programme s’étendait sur quatre jours annoncés, du 8 au 11 avril 2015. Le Hot Club accueillait la première date. Le Périscope apparaissait le 9 avril, puis de nouveau le 10. Les Archives municipales complétaient le programme du 10 avril, d’après le détail publié par Jazz-in-Lyon.
Le choix de ces lieux donne une géographie lisible au projet. Le Périscope avait été créé en 2007 à l’initiative du Grolektif, du Collectif Polycarpe et de l’Université Populaire de Lyon, selon la fiche de l’AJC Jazz consacrée au Périscope. Il est donc à la fois l’un des lieux du programme et un lieu dont le collectif avait contribué à la création.
Que dit la presse sur Collision Collective ?
Le document de presse central est l’article « Jazz : collision Collective, le festival pas comme les autres », signé Jean-Claude Pennec et publié par Jazz-in-Lyon le 5 avril 2015. Il présente l’initiative lyonnaise du Grolektif, son histoire et le programme d’avril. C’est la source la plus directe pour relier le projet au collectif.
Pour le fonctionnement interne et la fin du collectif, le texte de Romain Dugelay publié par le Périscope est d’une autre nature. Il s’agit d’un témoignage directement consacré au collectif. Son en-tête indique janvier 2019, tandis que le texte raconte une rencontre du 23 juillet 2019.
Où écouter Collision Collective aujourd’hui ?
Pour écouter les projets associés, partez des pages Bandcamp de Polymorphie, Kouma et Pixvae, puis vérifiez les crédits dans le catalogue des Allumés du Jazz. Collision Collective reste ici une archive de 2015. Les liens d’écoute passent donc par les groupes et les disques documentés autour du Grolektif, pas par une discographie attribuée au nom du projet.
Le repère de fin du Grolektif demande lui aussi un peu de précision. Romain Dugelay indique dans Citizen Jazz qu’un vote de dissolution de l’association a eu lieu en 2018. Son témoignage publié par le Périscope situe l’arrêt du collectif au début de 2019. La Compagnie 4000 est présentée comme une structure montée ensuite, avec des identifiants administratifs distincts. Son site propose aujourd’hui une section Label 4000.
