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Google Lyria et Flow Music : test complet

Google Lyria et Flow Music : avis sur prix, droits commerciaux, français, qualité, limites, procès, exports.

L’histoire explique ce glissement de nom. Selon Music Business Worldwide, Riffusion a commencé comme un projet open source indépendant de Seth Forsgren et Hayk Martiros, devenu viral en décembre 2022. ProducerAI lui a succédé en juillet 2025. Google a annoncé l’acquisition le 24 février 2026 et l’intégration de l’équipe à Google Labs.

La chronologie de Lyria est plus ancienne que Flow Music. Google DeepMind a présenté Lyria et Dream Track le 16 novembre 2023, avec des extraits de 30 secondes dans une expérimentation YouTube limitée. Lyria 2, Lyria RealTime et un Music AI Sandbox élargi ont été annoncés le 24 avril 2025. Le 18 février 2026, Lyria 3 est arrivé dans Gemini. Lyria 3 Pro a suivi le 25 mars, puis Lyria 3.5 dans Flow Music le 29 juillet. La disponibilité générale de Lyria 3.5 dans la Gemini API a été annoncée le 3 septembre. Ces dates viennent des annonces DeepMind, DeepMind sur Music AI Sandbox, de Google sur Lyria 3 Pro et du changelog Gemini API.

Flow Music est donc le point d’entrée le plus lisible pour créer sans passer par une API. Lyria est la brique de génération. La page officielle ne présente pas un produit séparé appelé « Google Lyria Flow Music » : le lecteur choisit généralement entre une interface grand public, Gemini, ou des accès développeur dont la facturation est distincte.

Google Lyria et Flow Music est-il gratuit ?

Oui, Flow Music propose Free, mais le mot gratuit ne suffit pas pour prévoir votre usage. La page Tarifs affiche 0 $/mois, deux générations simultanées et des recharges quotidiennes. Elle ne donne pas la quantité de crédits de ces recharges. Elle annonce aussi des téléchargements gratuits et illimités, sans détailler la qualité ni les stems accessibles.

Les offres Web affichées le 17 septembre 2026 sont Starter à 6 $/mois pour 3 000 crédits, Plus à 18 $/mois pour 10 000 crédits et Member à 48 $/mois pour 30 000 crédits. La page estime environ 600, 2 000 et 6 000 chansons, mais elle présente ces équivalences comme indicatives. Les trois cartes portent « Save 25 % ».

La facture iPhone est distincte. La fiche App Store américain consultée affiche Starter à 7,99 $ par mois ou 70,99 $ par an, Plus à 24,99 $ par mois ou 214,99 $ par an, et Member à 64 $ par mois ou 569,99 $ par an. Elle affiche aussi 1 000 crédits pour 5,99 $. Ces montants concernent la boutique américaine. Ils ne donnent pas le prix français ni le tarif Web annuel.

Autre piège : les crédits Google AI et les crédits Flow Music sont séparés. L’aide Google associe Google AI Plus à Flow Music Starter, Google AI Pro à Plus et Google AI Ultra à Member. Pour une petite production, je budgéterais donc le plan Flow lui-même, puis je vérifierais l’écran de paiement avant de considérer une remise comme un prix mensuel sans engagement.

L’API Lyria obéit à une autre grille. Le 18 septembre 2026, la page développeur affiche 0,08 USD par chanson pour lyria-3.5, 0,04 USD par extrait de 30 secondes pour lyria-3-clip-preview et 0,08 USD par chanson pour lyria-3-pro-preview. Aucun accès gratuit API n’est indiqué, et aucun mécanisme de conversion avec les crédits Flow Music n’est documenté.

Comment crée-t-on et modifie-t-on une musique ?

Flow Music accepte une consigne textuelle, une image ou un son importé ou enregistré. L’édition se fait dans une conversation, avec un mode Compose qui sépare Lyrics, Sound et Details. La documentation décrit aussi Extend, Cover et Replace. Le service ressemble donc davantage à un atelier guidé qu’à une simple boîte qui livre un MP3.

  1. Commencez par une idée textuelle, une image ou un fichier audio. L’aide Flow indique que le son peut être importé ou enregistré depuis l’interface.
  2. Dans Compose, précisez séparément les paroles, le son recherché et les détails de la demande. La consigne peut rester conversationnelle, ce qui permet de demander une modification après la première proposition.
  3. Utilisez Extend pour prolonger, Cover pour reprendre une création dans une autre direction, ou Replace pour modifier une partie. Google décrit aussi la réécriture et la traduction des paroles.
  4. Exportez le morceau ou les pistes séparées si l’interface et votre offre les proposent. La page d’aide mentionne des téléchargements individuels et des ensembles ZIP, mais pas un nombre fixe de stems.

L’annonce Flow Updates du 19 mai 2026 va plus loin sur l’édition. Google dit pouvoir modifier une section sans toucher au reste, transformer le style en gardant la mélodie et la structure, et traduire ou réécrire les paroles. Cette promesse est utile pour un créateur vidéo qui doit adapter une musique à une séquence. Elle ne vaut pas autorisation de reprendre librement une chanson commerciale importée.

Les Spaces donnent une autre porte d’entrée. La page Flow les décrit comme des espaces où fabriquer des instruments, des effets, des interfaces musicales ou de petits studios personnalisés. Korben retient justement cette partie pour produire vite une bande-son. Le même article estime Flow Music moins adapté aux utilisateurs avancés et relève l’incertitude commerciale du gratuit. C’est une distinction saine : l’interface peut accélérer l’idée sans remplacer une session de production.

Le partage est réglable. L’aide prévoit « Only me » et « Anyone with the link », avec un contrôle des possibilités de remix et de téléchargement par la communauté. Cela compte si vous envoyez une maquette à un monteur ou à un groupe. La visibilité d’un lien ne dit rien, à elle seule, sur les droits de diffusion du morceau.

Que valent les voix en français ?

Le français est explicitement pris en charge par Lyria 3 dans Gemini. Google annonce aussi pour Lyria 3.5 de meilleures voix, une prononciation améliorée et des paroles automatiques ou personnalisées.

L’annonce Google du 18 février 2026 cite huit langues pour Lyria 3 : français, anglais, allemand, espagnol, hindi, japonais, coréen et portugais. Les entrées peuvent être textuelles ou visuelles. La page Lyria 3.5 parle de génération multilingue, mais ne publie pas de liste exhaustive. Il faut rattacher la promesse au modèle utilisé, surtout si vous passez de Gemini à Flow Music ou à l’API.

Le nom d’un artiste est présenté par Google comme une inspiration stylistique générale. La demande ne doit pas devenir une instruction d’imitation. La politique d’utilisation interdit aussi l’usurpation destinée à tromper et la présentation trompeuse d’un contenu généré comme exclusivement humain. Pour une voix reconnaissable, l’autorisation de la personne concernée reste un point à traiter séparément.

Les retours publiés ne suffisent pas à transformer cette annonce en note audio. Un témoignage du subreddit r/udiomusic apprécie certaines textures instrumentales, mais juge les résultats trop sages pour le rock. Les réponses évoquent une variété vocale limitée, des styles moins courants difficiles à obtenir et une modération restrictive. Ces observations sont situées, non représentatives, et concernent Lyria 3 Pro avant Lyria 3.5. MusicRadar, lui, salue le côté ludique tout en laissant ouvertes les questions d’entraînement et de droits.

Quelle qualité audio et quels exports peut-on obtenir ?

La durée dépend du modèle. Lyria 3 dans Gemini produit des extraits de 30 secondes. Lyria 3 Pro et Lyria 3.5 sont annoncés jusqu’à trois minutes, tandis que la documentation Cloud fixe Lyria 3 Pro Preview à 184 secondes. L’API Lyria 3.5 indique du 44,1 kHz stéréo, MP3 par défaut et WAV disponible. Ces chiffres ne décrivent pas chaque export Flow.

Sur Flow Music, la grille tarifaire mentionne MP3, WAV, M4A et le téléchargement des pistes séparées. Les notes iOS du 31 juillet 2026 parlent de l’export des pistes séparées d’une chanson complète et d’améliorations de tempo. L’aide Web décrit des téléchargements unitaires et des archives ZIP.

La documentation Cloud Lyria 3 annonce du MP3 en 44,1 kHz à 192 kbit/s. L’API actuelle rattache le 44,1 kHz stéréo à Lyria 3.5. Un ancien changelog de mars évoque 48 kHz.

Google ajoute SynthID aux productions Lyria. La documentation Cloud Lyria 3 mentionne aussi des métadonnées C2PA. Le taux de détection après conversion, montage ou changement de format n’est pas précisé par l’éditeur. Ce marquage peut aider à documenter l’origine d’un fichier, mais il ne remplace pas la lecture d’une licence ni la déclaration demandée par une plateforme.

Le verdict de qualité doit rester proportionné aux preuves. Gizmodo dit apprécier le morceau obtenu avec le nouveau modèle. Tom’s Guide a attribué à Lyria la distinction de meilleur générateur musical IA dans ses Awards 2026, en mettant l’accent sur la simplicité et la création personnalisée. Android Central parle d’une expérience ludique accessible sans logiciel complexe. Ces articles sont des retours éditoriaux, pas des mesures audio comparables entre services.

À qui appartiennent les morceaux générés ?

Les conditions générales américaines de Google, effectives au 30 juillet 2026, indiquent que Google ne revendique pas la propriété du contenu original généré par ses services. Elles ne séparent pas ici Free et les offres payantes. Elles ne garantissent ni un droit d’auteur exclusif sur chaque morceau, ni l’absence de droits de tiers. La réponse contractuelle est donc utile, mais incomplète.

La même clause accorde à Google une licence pour héberger, reproduire et utiliser le contenu afin de faire fonctionner et d’améliorer ses services. Elle prévoit aussi certains usages du contenu partagé publiquement. « Google ne revendique pas la propriété » ne signifie donc pas « Google n’utilise jamais le fichier ». Si vous partagez un lien Flow, relisez les réglages de visibilité et les conditions avant d’y déposer une maquette confidentielle.

Le point le plus délicat concerne l’originalité. Une sortie peut être disponible pour votre usage sans vous offrir un monopole juridique. Les conditions consultées ne promettent pas qu’aucun tiers ne possède un droit sur une ressemblance, une donnée importée ou un élément du résultat.

Pour le musicien, cette nuance change la façon d’archiver. Gardez votre prompt, la date, le modèle affiché et les versions exportées. Il permet simplement de ne pas présenter le résultat comme une création humaine exclusive lorsque la politique générative demande d’éviter cette présentation trompeuse.

Peut-on vendre ou diffuser ce qu’on génère ?

Pour les offres payantes, les pages d’aide Google One consacrées à Starter, Plus et Member mentionnent explicitement des droits d’usage commercial. Pour Free, Flow Music ne précise pas une autorisation équivalente. Les conditions générales ne tranchent pas cette différence. La diffusion est donc envisageable côté payant, mais Content ID, les distributeurs et l’exclusivité restent des questions ouvertes.

Elles ne garantissent pas son acceptation par Spotify ou Apple Music. Elles ne décrivent pas non plus la monétisation auprès de chaque distributeur. Le droit d’utiliser un fichier et la décision d’une plateforme sont deux étapes différentes.

Spotify a annoncé le 25 septembre 2025 que l’imitation vocale demande l’autorisation de l’artiste concerné. La plateforme prévoit aussi du filtrage contre le spam et des crédits signalant certains usages de l’IA, sans interdire toute musique créée avec l’IA. Deezer a annoncé le 21 juillet 2026 le retrait de morceaux entièrement générés utilisés pour la fraude et de ceux sans aucune écoute depuis six mois. Les morceaux détectés comme entièrement générés sont signalés et écartés des recommandations. Le chiffre de plus de 50 % communiqué par Deezer concerne les nouveaux dépôts quotidiens, pas la moitié des écoutes.

Une musique Flow destinée à une vidéo client peut entrer dans un cadre commercial payant, sous réserve de vérifier l’offre et les conditions applicables. Une chanson que vous voulez distribuer comme titre principal mérite une vérification supplémentaire auprès du distributeur.

Que disent les procès des majors et des artistes ?

Google fait directement l’objet d’une plainte d’artistes indépendants déposée le 6 mars 2026 dans le district nord de l’Illinois. Music Business Worldwide rapporte que les plaignants accusent Google d’avoir utilisé sans autorisation des enregistrements et des compositions pour entraîner Lyria. Ce sont des allégations.

Le 10 juin 2026, The Verge a rapporté la demande de rejet de Google. La société invoque notamment les autorisations contenues dans les conditions YouTube.

Les actions des majors visant Suno et Udio sont séparées. Le 24 juin 2024, des maisons liées à Universal, Sony et Warner ont engagé des actions devant des tribunaux fédéraux du Massachusetts et de New York pour violation alléguée du droit d’auteur lors de l’entraînement. Reuters rapporte que la RIAA soutenait ces actions. Universal et Udio ont annoncé des accords le 29 octobre 2025, avec une plateforme de création sous licence prévue pour 2026. Warner et Udio ont annoncé un règlement le 19 novembre 2025. Warner et Suno ont annoncé un règlement le 25 novembre 2025, avec des projets de modèles sous licence et une participation volontaire des artistes. Ces accords ne règlent pas automatiquement le cas de Google Lyria.

Google cite un partenariat industriel, mais il faut le lire précisément. Le communiqué YouTube du 21 août 2023 annonçait un Music AI Incubator avec Universal Music Group. Il décrivait une expérimentation avec l’industrie musicale. Il ne publiait pas une licence générale couvrant tout le catalogue Universal pour toutes les versions de Lyria. Dans son annonce du 25 mars 2026, Google dit entraîner Lyria 3 avec des contenus qu’il estime autorisé à utiliser par ses conditions, des accords partenaires et le droit applicable.

Le contexte européen ajoute deux repères sans viser directement Flow Music. Un communiqué SACEM du 12 octobre 2023, reproduit par le SNAC, annonce l’exercice du droit d’opposition à la fouille de textes et de données, avec demande d’autorisation préalable et négociation. La position ne nomme pas spécifiquement Lyria ou Flow Music. Le 31 juillet 2026, Reuters a rapporté qu’un tribunal régional de Munich jugeait Suno en violation de droits d’auteur dans une affaire engagée par la GEMA.

Que fait Google de vos prompts et de vos fichiers ?

La politique de confidentialité Google effective au 26 mai 2026 décrit la collecte des contenus créés, importés ou reçus dans les services, ainsi que des informations d’activité.

L’aide Flow documente un réglage Memories pour personnaliser l’expérience. Elle ne le présente pas comme un refus général de l’utilisation des données pour l’entraînement. La page tarifaire de l’API payante indique séparément que les données ne servent pas à améliorer les produits. Cette indication concerne l’API. Elle ne s’applique pas automatiquement à l’application Flow Music.

Les conditions accessibles depuis le service sont la version américaine de Google LLC, société constituée dans le Delaware. Pour une idée de chanson sans enjeu, cette zone grise peut rester théorique. Pour une commande non publiée, des paroles confiées par un client ou une prise de voix importée, elle mérite une lecture avant l’envoi.

Comment l’outil se compare-t-il à Suno, Udio, Eleven Music et MusicGen ?

Flow Music se distingue par son assemblage Google, ses Spaces et ses téléchargements annoncés. Suno documente davantage ses fonctions Voices, ses références d’inspiration, son studio et l’export de jusqu’à douze pistes WAV alignées. Udio affiche une restriction de téléchargements liée à son accord Universal. Eleven Music est testé à part dans sa propre review, MusicGen le sera prochainement.

Flow Music face aux alternatives citées
ServiceUsage documentéGratuitPrix d’entréeDroits
Google Flow MusicCréation depuis texte, image ou audio, édition conversationnelle, Spaces et pistes séparées annoncées.Free à 0 $/mois, recharges quotidiennes, quantité de crédits non précisée.6 $/mois affichés pour Starter sur le Web, avec périodicité sélectionnée non identifiable. App Store américain : 7,99 $ par mois pour Starter.Usage commercial explicitement mentionné pour les niveaux payants Google One. Free et Content ID : non précisés par l’éditeur.
SunoVoices, références d’inspiration, studio d’édition et export de jusqu’à 12 pistes WAV alignées, selon le site officiel.Voir le test.Voir le test.Voir le test.
UdioService concurrent cité par Korben et le Blog du Modérateur. La page d’aide liée à l’accord Universal indique que les téléchargements audio, vidéo et stems sont désactivés.Voir le test.Voir le test.
Eleven MusicVoir le test.Voir le test.Voir le test.

La comparaison avec Suno doit être datée. MusicRadar rapporte l’arrivée de Suno V6, V6-wild et V6-mini le 9 septembre 2026. Le même média a décrit un assistant conversationnel et des plugins personnalisables dans Studio 2.0 le 14 août. L’édition par conversation n’est donc plus une exclusivité de Flow Music. Consultez notre comparatif Suno et Udio, puis les pages Suno avis et Udio avis si votre décision dépend de la distribution et des exports.

La différence Udio est plus concrète que le tableau ne le laisse penser. La page d’aide Udio, datée du 17 février 2026 et consultable le 18 septembre, indique que les téléchargements audio, vidéo et stems sont désactivés dans le cadre du partenariat Universal. Flow Music annonce au contraire des téléchargements gratuits et illimités sur sa page d’accueil, avec MP3, WAV, M4A et pistes séparées mentionnés dans sa tarification. La qualité et les droits ne suivent pas automatiquement cette facilité d’export.

Pour situer Eleven Music dans le maillage de grolektif.com, notre review d’Eleven Music traite séparément ses prix et ses droits. Ici, je ne lui attribue aucun chiffre absent des sources retenues. Même prudence pour MusicGen. Une colonne remplie avec des tarifs d’une autre version donnerait une comparaison plus spectaculaire, mais moins fiable.

Pour quel usage je le recommande, et pour lequel non ?

Je recommande Flow Music au créateur vidéo qui doit passer d’une intention à une bande-son exploitable en quelques variantes, et au producteur bedroom qui cherche une maquette de texture ou de structure. Je le déconseille pour une production qui exige des stems précisément décrits, une direction vocale stable ou une licence de distribution explicitement documentée jusque dans Content ID.

Pour une vidéo, l’intérêt est concret. Vous pouvez partir d’une image, demander une ambiance, prolonger un extrait et reprendre une section. Les Spaces ajoutent des instruments ou des effets personnalisés. La simplicité relevée par Android Central et Tom’s Guide correspond à ce cas : produire une piste de travail sans installer une station audio numérique ni connaître une chaîne de synthèse.

Pour un producteur, le tableau est moins net. Les pistes séparées sont annoncées, mais leur nombre et leur qualité restent inconnus. Vous devrez encore reprendre l’arrangement, nettoyer la prise, contrôler les voix et décider ce qui peut entrer dans le mix final.

Pour une chanson personnelle en français, Lyria est intéressant à essayer sur le papier. La langue est prise en charge, les paroles peuvent être personnalisées et Google annonce une meilleure prononciation avec Lyria 3.5. Les retours disponibles sont partagés et les tests publiés ne forment pas un protocole comparatif français.

Enfin, pour une diffusion commerciale, je choisirais une offre payante et je conserverais les preuves de création, sans présenter cela comme un avis juridique. La page Google One mentionne l’usage commercial des niveaux Starter, Plus et Member. Elle ne règle pas Content ID, les politiques des distributeurs ni les droits de tiers. C’est assez pour éclairer un choix.

Questions fréquentes

Lyria 3 fonctionne-t-il dans Gemini ?

Oui. L’annonce Google du 18 février 2026 décrit Lyria 3 dans Gemini avec des morceaux de 30 secondes, chantés ou instrumentaux, depuis un texte ou une image. Le français figure parmi les langues citées. Lyria 3.5 dans Flow Music et l’API suivent des parcours distincts, avec d’autres limites de durée et de facturation.

Flow Music est-il disponible sur iPhone ?

Google a annoncé le 19 mai 2026 une application Flow Music pour iOS. La fiche App Store américain consultée affiche la version 1.2.549, datée du 2 septembre 2026, ainsi que ses prix mensuels et annuels. Les tarifs iPhone ne doivent pas être confondus avec ceux du Web.

Combien de crédits Flow Music consomme une chanson ?

La page Tarifs donne seulement des crédits mensuels et des équivalences indicatives en chansons pour Starter, Plus et Member. La quantité des recharges quotidiennes Free n’est pas précisée non plus.

Peut-on demander la voix d’un artiste connu ?

Google présente le nom d’un artiste dans un prompt comme une inspiration stylistique générale, pas comme une instruction d’imitation. La politique générative interdit l’usurpation destinée à tromper. Pour une voix identifiable, l’autorisation de l’artiste concerné reste nécessaire sur les plateformes qui l’exigent.

Les morceaux Flow Music passent-ils dans Content ID ?

Les offres Starter, Plus et Member sont décrites comme commerciales dans les pages Google One. Cela concerne le droit d’usage annoncé par Google. La décision d’un distributeur, l’exclusivité et la monétisation demandent une vérification séparée.

Google revendique-t-il la propriété des chansons ?

Les conditions générales américaines de Google, effectives au 30 juillet 2026, indiquent que Google ne revendique pas la propriété du contenu original généré par ses services. Elles accordent toutefois à Google une licence d’hébergement, de reproduction et d’utilisation pour faire fonctionner et améliorer ses services. Elles ne garantissent ni exclusivité ni absence de droits de tiers.

Google Lyria et Flow Music servent surtout à transformer une idée en maquette, une image en ambiance ou une chanson courte en bande-son. Je les recommande au créateur vidéo et au producteur bedroom qui accepte de retoucher. Je les déconseille au musicien qui exige des stems documentés, une voix française contrôlable et une licence commerciale nette, surtout en Free.

La rédaction de grolektif.com, magazine musical indépendant, publie cette review dans la rubrique IA et création musicale. Notre point de départ est simple : savoir ce que l’outil permet, ce qu’il coûte et ce que vous pouvez faire du fichier obtenu.

Google Lyria et Flow Music en bref
PointCe que les sources indiquent
Usage principalFlow Music est l’application de création musicale de Google Labs. Elle accepte du texte, une image ou un son, puis permet de générer et de modifier une musique par conversation. La page d’accueil affiche Lyria 3.5. Sources : Flow Music et Google DeepMind.
Formule gratuite et limitesFree : 0 $/mois, recharges quotidiennes dont la quantité de crédits n’est pas précisée par l’éditeur, 2 générations simultanées. La page d’accueil annonce des téléchargements gratuits et illimités. Le nombre de crédits consommés par opération n’est pas précisé par l’éditeur. Source : page Tarifs Flow Music.
Prix des plansFree 0 $/mois, Starter 6 $/mois, Plus 18 $/mois, Member 48 $/mois. Les trois offres payantes portent la mention « Save 25 % » et le sélecteur Monthly / Yearly ne permet pas d’identifier avec certitude la périodicité choisie. Sur l’App Store américain : Starter 7,99 $ par mois ou 70,99 $ par an, Plus 24,99 $ par mois ou 214,99 $ par an, Member 64 $ par mois ou 569,99 $ par an. Un achat de 1 000 crédits à 5,99 $ apparaît aussi. Le prix français et le total annuel Web ne sont pas précisés par l’éditeur. Sources : Flow Music et App Store américain.
Droits commerciaux par planLes pages Google One consacrées à Starter, Plus et Member mentionnent explicitement des droits d’usage commercial. Pour Free, l’éditeur ne précise pas d’autorisation commerciale propre à Flow Music. Les conditions générales de Google ne distinguent pas ici les comptes gratuits et payants. Content ID, l’acceptation par Spotify ou Apple Music et la monétisation chez un distributeur ne sont pas documentés.
Formats d’exportLa page Tarifs mentionne MP3, WAV, M4A et le téléchargement de pistes séparées. Les notes iOS du 31 juillet 2026 mentionnent l’export de pistes séparées d’une chanson complète. L’API Lyria 3.5 documente une sortie stéréo en 44,1 kHz, MP3 par défaut et WAV disponible. Le nombre de stems, la résolution en bits et la répartition des formats par offre ne sont pas précisés par l’éditeur.
LanguesPour Lyria 3 dans Gemini, Google cite le français, l’anglais, l’allemand, l’espagnol, le hindi, le japonais, le coréen et le portugais. Lyria 3.5 est présenté comme multilingue, avec paroles automatiques ou personnalisées, sans liste exhaustive. Source : annonce de Lyria 3 et page DeepMind.
Ce qui manqueLa quantité de crédits gratuits par jour, le barème par opération, la licence commerciale du Free, l’admissibilité à Content ID, la garantie d’exclusivité, les droits propres à chaque distributeur, la conservation des prompts et les modalités de revue humaine ne sont pas précisés par l’éditeur dans les pages consultées.

Google Lyria et Flow Music, quelle différence ?

Lyria est la famille de modèles musicaux de Google DeepMind. Flow Music est l’application de Google Labs qui les met à disposition dans une interface de création. Le site Flow affiche Lyria 3.5, tandis que Gemini, l’API et Vertex AI donnent accès à d’autres déclinaisons. Confondre le modèle et l’application brouille vite la question du prix.

L’histoire explique ce glissement de nom. Selon Music Business Worldwide, Riffusion a commencé comme un projet open source indépendant de Seth Forsgren et Hayk Martiros, devenu viral en décembre 2022. ProducerAI lui a succédé en juillet 2025. Google a annoncé l’acquisition le 24 février 2026 et l’intégration de l’équipe à Google Labs.

La chronologie de Lyria est plus ancienne que Flow Music. Google DeepMind a présenté Lyria et Dream Track le 16 novembre 2023, avec des extraits de 30 secondes dans une expérimentation YouTube limitée. Lyria 2, Lyria RealTime et un Music AI Sandbox élargi ont été annoncés le 24 avril 2025. Le 18 février 2026, Lyria 3 est arrivé dans Gemini. Lyria 3 Pro a suivi le 25 mars, puis Lyria 3.5 dans Flow Music le 29 juillet. La disponibilité générale de Lyria 3.5 dans la Gemini API a été annoncée le 3 septembre. Ces dates viennent des annonces DeepMind, DeepMind sur Music AI Sandbox, de Google sur Lyria 3 Pro et du changelog Gemini API.

Flow Music est donc le point d’entrée le plus lisible pour créer sans passer par une API. Lyria est la brique de génération. La page officielle ne présente pas un produit séparé appelé « Google Lyria Flow Music » : le lecteur choisit généralement entre une interface grand public, Gemini, ou des accès développeur dont la facturation est distincte.

Google Lyria et Flow Music est-il gratuit ?

Oui, Flow Music propose Free, mais le mot gratuit ne suffit pas pour prévoir votre usage. La page Tarifs affiche 0 $/mois, deux générations simultanées et des recharges quotidiennes. Elle ne donne pas la quantité de crédits de ces recharges. Elle annonce aussi des téléchargements gratuits et illimités, sans détailler la qualité ni les stems accessibles.

Les offres Web affichées le 17 septembre 2026 sont Starter à 6 $/mois pour 3 000 crédits, Plus à 18 $/mois pour 10 000 crédits et Member à 48 $/mois pour 30 000 crédits. La page estime environ 600, 2 000 et 6 000 chansons, mais elle présente ces équivalences comme indicatives. Les trois cartes portent « Save 25 % ».

La facture iPhone est distincte. La fiche App Store américain consultée affiche Starter à 7,99 $ par mois ou 70,99 $ par an, Plus à 24,99 $ par mois ou 214,99 $ par an, et Member à 64 $ par mois ou 569,99 $ par an. Elle affiche aussi 1 000 crédits pour 5,99 $. Ces montants concernent la boutique américaine. Ils ne donnent pas le prix français ni le tarif Web annuel.

Autre piège : les crédits Google AI et les crédits Flow Music sont séparés. L’aide Google associe Google AI Plus à Flow Music Starter, Google AI Pro à Plus et Google AI Ultra à Member. Pour une petite production, je budgéterais donc le plan Flow lui-même, puis je vérifierais l’écran de paiement avant de considérer une remise comme un prix mensuel sans engagement.

L’API Lyria obéit à une autre grille. Le 18 septembre 2026, la page développeur affiche 0,08 USD par chanson pour lyria-3.5, 0,04 USD par extrait de 30 secondes pour lyria-3-clip-preview et 0,08 USD par chanson pour lyria-3-pro-preview. Aucun accès gratuit API n’est indiqué, et aucun mécanisme de conversion avec les crédits Flow Music n’est documenté.

Comment crée-t-on et modifie-t-on une musique ?

Flow Music accepte une consigne textuelle, une image ou un son importé ou enregistré. L’édition se fait dans une conversation, avec un mode Compose qui sépare Lyrics, Sound et Details. La documentation décrit aussi Extend, Cover et Replace. Le service ressemble donc davantage à un atelier guidé qu’à une simple boîte qui livre un MP3.

  1. Commencez par une idée textuelle, une image ou un fichier audio. L’aide Flow indique que le son peut être importé ou enregistré depuis l’interface.
  2. Dans Compose, précisez séparément les paroles, le son recherché et les détails de la demande. La consigne peut rester conversationnelle, ce qui permet de demander une modification après la première proposition.
  3. Utilisez Extend pour prolonger, Cover pour reprendre une création dans une autre direction, ou Replace pour modifier une partie. Google décrit aussi la réécriture et la traduction des paroles.
  4. Exportez le morceau ou les pistes séparées si l’interface et votre offre les proposent. La page d’aide mentionne des téléchargements individuels et des ensembles ZIP, mais pas un nombre fixe de stems.

L’annonce Flow Updates du 19 mai 2026 va plus loin sur l’édition. Google dit pouvoir modifier une section sans toucher au reste, transformer le style en gardant la mélodie et la structure, et traduire ou réécrire les paroles. Cette promesse est utile pour un créateur vidéo qui doit adapter une musique à une séquence. Elle ne vaut pas autorisation de reprendre librement une chanson commerciale importée.

Les Spaces donnent une autre porte d’entrée. La page Flow les décrit comme des espaces où fabriquer des instruments, des effets, des interfaces musicales ou de petits studios personnalisés. Korben retient justement cette partie pour produire vite une bande-son. Le même article estime Flow Music moins adapté aux utilisateurs avancés et relève l’incertitude commerciale du gratuit. C’est une distinction saine : l’interface peut accélérer l’idée sans remplacer une session de production.

Le partage est réglable. L’aide prévoit « Only me » et « Anyone with the link », avec un contrôle des possibilités de remix et de téléchargement par la communauté. Cela compte si vous envoyez une maquette à un monteur ou à un groupe. La visibilité d’un lien ne dit rien, à elle seule, sur les droits de diffusion du morceau.

Que valent les voix en français ?

Le français est explicitement pris en charge par Lyria 3 dans Gemini. Google annonce aussi pour Lyria 3.5 de meilleures voix, une prononciation améliorée et des paroles automatiques ou personnalisées.

L’annonce Google du 18 février 2026 cite huit langues pour Lyria 3 : français, anglais, allemand, espagnol, hindi, japonais, coréen et portugais. Les entrées peuvent être textuelles ou visuelles. La page Lyria 3.5 parle de génération multilingue, mais ne publie pas de liste exhaustive. Il faut rattacher la promesse au modèle utilisé, surtout si vous passez de Gemini à Flow Music ou à l’API.

Le nom d’un artiste est présenté par Google comme une inspiration stylistique générale. La demande ne doit pas devenir une instruction d’imitation. La politique d’utilisation interdit aussi l’usurpation destinée à tromper et la présentation trompeuse d’un contenu généré comme exclusivement humain. Pour une voix reconnaissable, l’autorisation de la personne concernée reste un point à traiter séparément.

Les retours publiés ne suffisent pas à transformer cette annonce en note audio. Un témoignage du subreddit r/udiomusic apprécie certaines textures instrumentales, mais juge les résultats trop sages pour le rock. Les réponses évoquent une variété vocale limitée, des styles moins courants difficiles à obtenir et une modération restrictive. Ces observations sont situées, non représentatives, et concernent Lyria 3 Pro avant Lyria 3.5. MusicRadar, lui, salue le côté ludique tout en laissant ouvertes les questions d’entraînement et de droits.

Quelle qualité audio et quels exports peut-on obtenir ?

La durée dépend du modèle. Lyria 3 dans Gemini produit des extraits de 30 secondes. Lyria 3 Pro et Lyria 3.5 sont annoncés jusqu’à trois minutes, tandis que la documentation Cloud fixe Lyria 3 Pro Preview à 184 secondes. L’API Lyria 3.5 indique du 44,1 kHz stéréo, MP3 par défaut et WAV disponible. Ces chiffres ne décrivent pas chaque export Flow.

Sur Flow Music, la grille tarifaire mentionne MP3, WAV, M4A et le téléchargement des pistes séparées. Les notes iOS du 31 juillet 2026 parlent de l’export des pistes séparées d’une chanson complète et d’améliorations de tempo. L’aide Web décrit des téléchargements unitaires et des archives ZIP.

La documentation Cloud Lyria 3 annonce du MP3 en 44,1 kHz à 192 kbit/s. L’API actuelle rattache le 44,1 kHz stéréo à Lyria 3.5. Un ancien changelog de mars évoque 48 kHz.

Google ajoute SynthID aux productions Lyria. La documentation Cloud Lyria 3 mentionne aussi des métadonnées C2PA. Le taux de détection après conversion, montage ou changement de format n’est pas précisé par l’éditeur. Ce marquage peut aider à documenter l’origine d’un fichier, mais il ne remplace pas la lecture d’une licence ni la déclaration demandée par une plateforme.

Le verdict de qualité doit rester proportionné aux preuves. Gizmodo dit apprécier le morceau obtenu avec le nouveau modèle. Tom’s Guide a attribué à Lyria la distinction de meilleur générateur musical IA dans ses Awards 2026, en mettant l’accent sur la simplicité et la création personnalisée. Android Central parle d’une expérience ludique accessible sans logiciel complexe. Ces articles sont des retours éditoriaux, pas des mesures audio comparables entre services.

À qui appartiennent les morceaux générés ?

Les conditions générales américaines de Google, effectives au 30 juillet 2026, indiquent que Google ne revendique pas la propriété du contenu original généré par ses services. Elles ne séparent pas ici Free et les offres payantes. Elles ne garantissent ni un droit d’auteur exclusif sur chaque morceau, ni l’absence de droits de tiers. La réponse contractuelle est donc utile, mais incomplète.

La même clause accorde à Google une licence pour héberger, reproduire et utiliser le contenu afin de faire fonctionner et d’améliorer ses services. Elle prévoit aussi certains usages du contenu partagé publiquement. « Google ne revendique pas la propriété » ne signifie donc pas « Google n’utilise jamais le fichier ». Si vous partagez un lien Flow, relisez les réglages de visibilité et les conditions avant d’y déposer une maquette confidentielle.

Le point le plus délicat concerne l’originalité. Une sortie peut être disponible pour votre usage sans vous offrir un monopole juridique. Les conditions consultées ne promettent pas qu’aucun tiers ne possède un droit sur une ressemblance, une donnée importée ou un élément du résultat.

Pour le musicien, cette nuance change la façon d’archiver. Gardez votre prompt, la date, le modèle affiché et les versions exportées. Il permet simplement de ne pas présenter le résultat comme une création humaine exclusive lorsque la politique générative demande d’éviter cette présentation trompeuse.

Peut-on vendre ou diffuser ce qu’on génère ?

Pour les offres payantes, les pages d’aide Google One consacrées à Starter, Plus et Member mentionnent explicitement des droits d’usage commercial. Pour Free, Flow Music ne précise pas une autorisation équivalente. Les conditions générales ne tranchent pas cette différence. La diffusion est donc envisageable côté payant, mais Content ID, les distributeurs et l’exclusivité restent des questions ouvertes.

Elles ne garantissent pas son acceptation par Spotify ou Apple Music. Elles ne décrivent pas non plus la monétisation auprès de chaque distributeur. Le droit d’utiliser un fichier et la décision d’une plateforme sont deux étapes différentes.

Spotify a annoncé le 25 septembre 2025 que l’imitation vocale demande l’autorisation de l’artiste concerné. La plateforme prévoit aussi du filtrage contre le spam et des crédits signalant certains usages de l’IA, sans interdire toute musique créée avec l’IA. Deezer a annoncé le 21 juillet 2026 le retrait de morceaux entièrement générés utilisés pour la fraude et de ceux sans aucune écoute depuis six mois. Les morceaux détectés comme entièrement générés sont signalés et écartés des recommandations. Le chiffre de plus de 50 % communiqué par Deezer concerne les nouveaux dépôts quotidiens, pas la moitié des écoutes.

Une musique Flow destinée à une vidéo client peut entrer dans un cadre commercial payant, sous réserve de vérifier l’offre et les conditions applicables. Une chanson que vous voulez distribuer comme titre principal mérite une vérification supplémentaire auprès du distributeur.

Que disent les procès des majors et des artistes ?

Google fait directement l’objet d’une plainte d’artistes indépendants déposée le 6 mars 2026 dans le district nord de l’Illinois. Music Business Worldwide rapporte que les plaignants accusent Google d’avoir utilisé sans autorisation des enregistrements et des compositions pour entraîner Lyria. Ce sont des allégations.

Le 10 juin 2026, The Verge a rapporté la demande de rejet de Google. La société invoque notamment les autorisations contenues dans les conditions YouTube.

Les actions des majors visant Suno et Udio sont séparées. Le 24 juin 2024, des maisons liées à Universal, Sony et Warner ont engagé des actions devant des tribunaux fédéraux du Massachusetts et de New York pour violation alléguée du droit d’auteur lors de l’entraînement. Reuters rapporte que la RIAA soutenait ces actions. Universal et Udio ont annoncé des accords le 29 octobre 2025, avec une plateforme de création sous licence prévue pour 2026. Warner et Udio ont annoncé un règlement le 19 novembre 2025. Warner et Suno ont annoncé un règlement le 25 novembre 2025, avec des projets de modèles sous licence et une participation volontaire des artistes. Ces accords ne règlent pas automatiquement le cas de Google Lyria.

Google cite un partenariat industriel, mais il faut le lire précisément. Le communiqué YouTube du 21 août 2023 annonçait un Music AI Incubator avec Universal Music Group. Il décrivait une expérimentation avec l’industrie musicale. Il ne publiait pas une licence générale couvrant tout le catalogue Universal pour toutes les versions de Lyria. Dans son annonce du 25 mars 2026, Google dit entraîner Lyria 3 avec des contenus qu’il estime autorisé à utiliser par ses conditions, des accords partenaires et le droit applicable.

Le contexte européen ajoute deux repères sans viser directement Flow Music. Un communiqué SACEM du 12 octobre 2023, reproduit par le SNAC, annonce l’exercice du droit d’opposition à la fouille de textes et de données, avec demande d’autorisation préalable et négociation. La position ne nomme pas spécifiquement Lyria ou Flow Music. Le 31 juillet 2026, Reuters a rapporté qu’un tribunal régional de Munich jugeait Suno en violation de droits d’auteur dans une affaire engagée par la GEMA.

Que fait Google de vos prompts et de vos fichiers ?

La politique de confidentialité Google effective au 26 mai 2026 décrit la collecte des contenus créés, importés ou reçus dans les services, ainsi que des informations d’activité.

L’aide Flow documente un réglage Memories pour personnaliser l’expérience. Elle ne le présente pas comme un refus général de l’utilisation des données pour l’entraînement. La page tarifaire de l’API payante indique séparément que les données ne servent pas à améliorer les produits. Cette indication concerne l’API. Elle ne s’applique pas automatiquement à l’application Flow Music.

Les conditions accessibles depuis le service sont la version américaine de Google LLC, société constituée dans le Delaware. Pour une idée de chanson sans enjeu, cette zone grise peut rester théorique. Pour une commande non publiée, des paroles confiées par un client ou une prise de voix importée, elle mérite une lecture avant l’envoi.

Comment l’outil se compare-t-il à Suno, Udio, Eleven Music et MusicGen ?

Flow Music se distingue par son assemblage Google, ses Spaces et ses téléchargements annoncés. Suno documente davantage ses fonctions Voices, ses références d’inspiration, son studio et l’export de jusqu’à douze pistes WAV alignées. Udio affiche une restriction de téléchargements liée à son accord Universal. Eleven Music est testé à part dans sa propre review, MusicGen le sera prochainement.

Flow Music face aux alternatives citées
ServiceUsage documentéGratuitPrix d’entréeDroits
Google Flow MusicCréation depuis texte, image ou audio, édition conversationnelle, Spaces et pistes séparées annoncées.Free à 0 $/mois, recharges quotidiennes, quantité de crédits non précisée.6 $/mois affichés pour Starter sur le Web, avec périodicité sélectionnée non identifiable. App Store américain : 7,99 $ par mois pour Starter.Usage commercial explicitement mentionné pour les niveaux payants Google One. Free et Content ID : non précisés par l’éditeur.
SunoVoices, références d’inspiration, studio d’édition et export de jusqu’à 12 pistes WAV alignées, selon le site officiel.Voir le test.Voir le test.Voir le test.
UdioService concurrent cité par Korben et le Blog du Modérateur. La page d’aide liée à l’accord Universal indique que les téléchargements audio, vidéo et stems sont désactivés.Voir le test.Voir le test.
Eleven MusicVoir le test.Voir le test.Voir le test.

La comparaison avec Suno doit être datée. MusicRadar rapporte l’arrivée de Suno V6, V6-wild et V6-mini le 9 septembre 2026. Le même média a décrit un assistant conversationnel et des plugins personnalisables dans Studio 2.0 le 14 août. L’édition par conversation n’est donc plus une exclusivité de Flow Music. Consultez notre comparatif Suno et Udio, puis les pages Suno avis et Udio avis si votre décision dépend de la distribution et des exports.

La différence Udio est plus concrète que le tableau ne le laisse penser. La page d’aide Udio, datée du 17 février 2026 et consultable le 18 septembre, indique que les téléchargements audio, vidéo et stems sont désactivés dans le cadre du partenariat Universal. Flow Music annonce au contraire des téléchargements gratuits et illimités sur sa page d’accueil, avec MP3, WAV, M4A et pistes séparées mentionnés dans sa tarification. La qualité et les droits ne suivent pas automatiquement cette facilité d’export.

Pour situer Eleven Music dans le maillage de grolektif.com, notre review d’Eleven Music traite séparément ses prix et ses droits. Ici, je ne lui attribue aucun chiffre absent des sources retenues. Même prudence pour MusicGen. Une colonne remplie avec des tarifs d’une autre version donnerait une comparaison plus spectaculaire, mais moins fiable.

Pour quel usage je le recommande, et pour lequel non ?

Je recommande Flow Music au créateur vidéo qui doit passer d’une intention à une bande-son exploitable en quelques variantes, et au producteur bedroom qui cherche une maquette de texture ou de structure. Je le déconseille pour une production qui exige des stems précisément décrits, une direction vocale stable ou une licence de distribution explicitement documentée jusque dans Content ID.

Pour une vidéo, l’intérêt est concret. Vous pouvez partir d’une image, demander une ambiance, prolonger un extrait et reprendre une section. Les Spaces ajoutent des instruments ou des effets personnalisés. La simplicité relevée par Android Central et Tom’s Guide correspond à ce cas : produire une piste de travail sans installer une station audio numérique ni connaître une chaîne de synthèse.

Pour un producteur, le tableau est moins net. Les pistes séparées sont annoncées, mais leur nombre et leur qualité restent inconnus. Vous devrez encore reprendre l’arrangement, nettoyer la prise, contrôler les voix et décider ce qui peut entrer dans le mix final.

Pour une chanson personnelle en français, Lyria est intéressant à essayer sur le papier. La langue est prise en charge, les paroles peuvent être personnalisées et Google annonce une meilleure prononciation avec Lyria 3.5. Les retours disponibles sont partagés et les tests publiés ne forment pas un protocole comparatif français.

Enfin, pour une diffusion commerciale, je choisirais une offre payante et je conserverais les preuves de création, sans présenter cela comme un avis juridique. La page Google One mentionne l’usage commercial des niveaux Starter, Plus et Member. Elle ne règle pas Content ID, les politiques des distributeurs ni les droits de tiers. C’est assez pour éclairer un choix.

Questions fréquentes

Lyria 3 fonctionne-t-il dans Gemini ?

Oui. L’annonce Google du 18 février 2026 décrit Lyria 3 dans Gemini avec des morceaux de 30 secondes, chantés ou instrumentaux, depuis un texte ou une image. Le français figure parmi les langues citées. Lyria 3.5 dans Flow Music et l’API suivent des parcours distincts, avec d’autres limites de durée et de facturation.

Flow Music est-il disponible sur iPhone ?

Google a annoncé le 19 mai 2026 une application Flow Music pour iOS. La fiche App Store américain consultée affiche la version 1.2.549, datée du 2 septembre 2026, ainsi que ses prix mensuels et annuels. Les tarifs iPhone ne doivent pas être confondus avec ceux du Web.

Combien de crédits Flow Music consomme une chanson ?

La page Tarifs donne seulement des crédits mensuels et des équivalences indicatives en chansons pour Starter, Plus et Member. La quantité des recharges quotidiennes Free n’est pas précisée non plus.

Peut-on demander la voix d’un artiste connu ?

Google présente le nom d’un artiste dans un prompt comme une inspiration stylistique générale, pas comme une instruction d’imitation. La politique générative interdit l’usurpation destinée à tromper. Pour une voix identifiable, l’autorisation de l’artiste concerné reste nécessaire sur les plateformes qui l’exigent.

Les morceaux Flow Music passent-ils dans Content ID ?

Les offres Starter, Plus et Member sont décrites comme commerciales dans les pages Google One. Cela concerne le droit d’usage annoncé par Google. La décision d’un distributeur, l’exclusivité et la monétisation demandent une vérification séparée.

Google revendique-t-il la propriété des chansons ?

Les conditions générales américaines de Google, effectives au 30 juillet 2026, indiquent que Google ne revendique pas la propriété du contenu original généré par ses services. Elles accordent toutefois à Google une licence d’hébergement, de reproduction et d’utilisation pour faire fonctionner et améliorer ses services. Elles ne garantissent ni exclusivité ni absence de droits de tiers.